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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 16:30

 

 loup-gris.jpg

 

 

 

 

 

 

     En regardant son chien jouer avec une balle ou son chat s’étirer langoureusement sur un fauteuil, il ne viendrait jamais à l’esprit de leurs propriétaires de penser que ces animaux étaient, il y a encore peu de temps (en termes d’évolution, bien sûr), des êtres agressifs, d’acharnés compétiteurs des humains qu’ils attaquaient lorsqu’ils le pouvaient, bref des animaux dits « sauvages » comme il en existe encore tellement dans la Nature.

 

     Lors de ses premiers travaux sur ce qui allait devenir la théorie de l’Évolution, Darwin s’interrogeait déjà sur la « domestication » de plantes à l’origine sauvages et impropres à une véritable culture. Il ne connaissait pas les lois de la génétique mais était persuadé qu’il y avait là matière à expliquer les transformations progressives des espèces vivantes, bref à expliquer comment la Vie pouvait évoluer au fil des âges…

 

     Animaux. Plantes. Comment des transformations aussi radicales ont-elles pu se faire si vite, quelles en furent les raisons et quels sont les mécanismes évolutifs impliqués dans ces changements ? Voilà quelques unes des questions sur lesquelles je vous propose de nous pencher aujourd’hui.

 

 

Qu’est-ce que la domestication ?

 

     La loi est précise sur le sujet (les animaux domestiques pouvant entraîner des troubles divers à l’ordre public…) : un animal domestique est un animal appartenant à une espèce qui a fait l’objet d’une pression continue et constante (une « domestication ») de façon à former un groupe ayant acquis des caractères stables et héritables génétiquement. En d’autres termes, il s’agit d’une espèce animale ayant présenté une évolution très particulière lui permettant une certaine socialisation avec l’espèce humaine : de « sauvage », telle que rencontrée naturellement dans la Nature, l’espèce est donc devenue domestique… Ajoutons que certains animaux domestiques – tels le chien ou le chat - ont acquis un statut encore plus social, celui d’animal familier : en pareil cas, l’animal ne « sert » plus seulement l’Homme, il lui tient également compagnie.

 

 

La domestication est-elle un fait récent ?

 

     D’après la plupart des spécialistes, la domestication a rapidement suivi la sédentarisation des humains et l’agriculture. Nous sommes alors au début du néolithique et c’est le loup qui sera le premier animal à être domestiqué (-15 000 ans avant J.C.) et cela des milliers d’années avant tous les autres. En réalité, les loups et les hommes sont de vieilles connaissances : le loup (canis lupus) est apparu deux millions d’années avant notre ère mais il y a 700 000 ans, loups et humains se partageaient déjà les mêmes territoires et donc les mêmes ressources. A-t-il été domestiqué pour sa fourrure, ses talents de chasseur (bien supérieurs à ceux des humains) ou comme gardien ? Les hypothèses sont multiples : nous aurons l’occasion d’y revenir.

 

     Après le loup, ce sont les chèvres et les moutons qui ont été domestiqués mouflonmais il ne faudrait pas croire que, chaque fois, les humains agissaient dans un but strictement utilitaire… Le cas du mouton est assez marquant : aujourd’hui, bien sûr, on pourrait facilement penser que le mouton a été domestiqué pour sa laine… sauf que cet animal est issu du mouflon qui n’en a pas ! Alors pour sa viande ? Une autre raison ? Difficile à affirmer avec certitude.

 

      De nombreux autres animaux ont été progressivement intégrés au cheptel domestique des humains : par exemple, le bœuf à partir de l’auroch, le cochon à partir du sanglier (le cochon n’a acquis sa coloration rose qu’au XVIIIème siècle – avant il était noir et poilu – par sélection d’individus albinos), le chat (vers – 7000 ans comme le cochon) à partir de félins primitifs, les miacidés. Bien d’autres ont ensuite suivi (poule, cheval, oie, canard, renne, etc.).

 

    D’étranges domestications ont été signalées dans certaines civilisations : la genette, les couleuvres et les biches chez les Romains, les pélicans voire lesautruche-montee.jpg  crocodiles chez les Égyptiens anciens, la pieuvre par les Japonais (pour récupérer les cargaisons englouties), la loutre en Asie pour pêcher le poisson…

 

     Il y eut aussi des échecs retentissants comme celui de l’autruche qu’on voulait monter à la façon d’un cheval (même s’il reste des autruches « domestiques » pour leur viande) ou l’éléphant d’Afrique  (par les Belges au Congo) ce qui fut à l’évidence moins le cas avec l’éléphant d’Asie.

 

     On se rend donc compte que la domestication des animaux a connu des fortunes diverses. Il n’en reste pas moins que les principaux animaux domestiques représentent un apport considérable à nos sociétés. Quels ont pu être les mécanismes ayant conduit à ce qu’il faut bien appeler une association ?

 

 

Quels sont les mécanismes en cause dans la domestication ?

 

     Il s’agit là d’une question difficile puisque nous manquons d’éléments tangibles pour conclure. Reprenons l’exemple du loup, le premier animal sauvage à avoir été domestiqué.

 

     D’emblée, signalons que loups et chiens sont restés interféconds : de ce fait, stricto sensu, ils relèvent tous deux de la même espèce ; on peut donc dire que le chien (canis familiaris ou plutôt canis lupus familiaris) est une sous-espèce du loup (canis lupus). De fait, morphologiquement, certaines espèces de chiens sont bien plus proches du loup que d’autres chiens (par exemple d’un Yorkshire). Pourtant, les chiens sont « sociables » ce qui n’est pas le cas du loup, même « apprivoisé ».  Pourquoi ?

 

     En réalité, animal craintif, le loup acquiert très tôt la peur de l’humain et loup-gris-agressif.jpgdonc son agressivité. A contrario, élevé dès le plus jeune âge par des hommes, le loup devient bien plus sociable… Dès lors peut-on imaginer que, amenés à partager leur habitat avec les humains, certains loups aient pu être progressivement apprivoisés pour, de nombreuses générations plus tard, aboutir au chien ? Bien des scientifiques le croient puisque ces deux êtres sociables (le loup vit en meute) avaient des intérêts en commun – la chasse sur des territoires identiques – et cette proximité a sans doute favorisé les contacts. On peut par exemple imaginer que des louveteaux ont pu être élevés par l’Homme (certains même allaités par des femmes comme cela a été souvent observé dans de nombreuses tribus) ; ailleurs, les loups devaient suivre les campements humains et se nourrir de leurs restes. Ailleurs encore, ces animaux à l’ouïe et à l’odorat fort développés pouvaient servir de systèmes d’alarme face à un prédateur commun, voire rabattre certains gibiers. Les hypothèses ne manquent pas et sans doute sont-elles mêlées.

 

     Un point intéressant à souligner est que les chiens possèdent souvent des caractéristiques morphologiques propres à l’enfance telles que d’amples différences de taille, d’importantes variations de coloration du pelage, des griffes plus courtes, des oreilles dites « flottantes ». Comme si le chien était une variété infantile de loup arrivée à maturité. Pourrait-il également y avoir une corrélation pour les comportements ?

 

     Il est probable que de tels mécanismes « de proximité » ont existé pour toutes les espèces domestiquées. D’où les questions que l’on peut légitimement se poser : l’Homme a-t-il domestiqué l’animal de façon intentionnelle ? En d’autres termes, a-t-il volontairement choisi certains individus plus abordables puis sélectionné leur descendance afin de développer chez eux des caractéristiques susceptibles de lui convenir ? Ou bien y va-t-il eu « auto-domestication », les animaux s’étant vu offrir par la seule présence de l’Homme une nouvelle niche écologique, plus facile à exploiter, contre quelques avantages à prodiguer à leurs nouveaux associés ? J’imagine que la proportion de ces deux approches doit varier en fonction de l’espèce domestiquée mais que, dans le cas du loup, elles sont probablement à part égale.

 

 

La domestication est-elle une évolution particulière ?

 

     On sait que les changements stables d’une espèce se font au cours d’un laps de temps plutôt long, souvent des centaines de milliers d’années. Pourtant, dans le cas de la domestication, on aboutit bien à l’apparition d’espèces (ou de sous-espèces) génétiquement fixées en un temps bien plus court : 15 000 à 20 000 ans pour le chien et bien moins encore pour la majorité de nos animaux domestiques. Il s’agit là de durées qui n’ont rien à voir avec ce que l’on observe dans la Nature. L’explication réside dans le caractère artificiel du phénomène. Artificiel, en effet, puisque volontaire ou non, cette transformation rapide est due à l’Homme. Toutefois, comment peut-on en être raisonnablement sûr ? Une étude expérimentale bien particulière permet de répondre.

 

 

L’expérimentation de Novossibirsk

 

     Intitulée « la domestication comme modèle de la spéciation », cette étude est menée depuis près de 50 ans à l’Institut de Cytologie et de Génétique de Novossibirsk en Russie.

 

     Rappelons tout d’abord qu’une spéciation est l’apparition durable d’une nouvelle espèce et a fortiori, dans le cas qui nous occupe, de sous-espèces. Debelïaev dimitri K quoi s’agit-il ? En 1959, sous la direction de l’académicien soviétique Dimitri K. Belyaev, a été mise en place une expérimentation à grande échelle sur la domestication du renard, un travail toujours en cours.

 

     Elle se fonde sur les travaux bien connus de Darwin qui a démontré que l’Évolution s’appuie notamment sur la sélection naturelle pour permettre à l’individu le plus apte d’une espèce de transmettre son potentiel génétique à ses descendants : cette faculté entraîne l’élimination progressive des individus moins aptes d’où, au final, une modification évolutive de l’espèce considérée, notamment en cas de transformation du milieu dans lequel elle vit.

 

     Belyaev a commencé avec 30 renards mâles et 100 femelles. Son critère de renard-sauvge.jpgsélection a été la docilité (ou sociabilité) à l’égard de l’être humain. Partant du principe qu’un comportement est strictement sous contrôle endocrinien (hormonal), il pensait que la sélection des animaux les plus dociles s’accompagnerait peut-être de modifications morphologiques. Pour s’assurer que les modifications de comportement sont bien régulées de façon génétique et non par l’environnement, les renards furent tous traités de façon identique : vie en cage avec le moins de contacts possibles avec les humains.

 

     Selon leur comportement, on divisa les renards en trois catégories :

 

1. renards dociles : amicaux, geignant doucement et remuant la queue ;

 

2. renards indifférents : pouvant être approchés mais ne manifestant aucune attitude amicale particulière ;

 

3. renards hostiles : agressivité maximale.

 

     En ne permettant que la reproduction des renards dociles, Belaïev et son équipe arriva non seulement à faire considérablement progresser le pourcentage d’individus dociles (plus de 80% aujourd'hui) mais constata avec surprise que, peu à peu, ceux-ci présentaient des modifications morphologiques stables, à savoir :

 

* une diminution de la pigmentation du pelage (apparition d’une marque en forme d’étoile sur le front et un pelage mixte comme celui d’une pie)

 

* des oreilles tombantes

 

* une queue enroulée

 

* des pattes et une queue plus courtes.

 

     Pour le scientifique russe, une seule explication est possible : la modification du comportement de l’animal induit des transformations de son apparencerenard-domestique.jpg physique, comme si l’ensemble était sous la dépendance de facteurs génétiques communs ; il parle de variabilité homologue (c'est-à-dire parallèle) obtenue par sélection, génétiquement transmissible (donc stable) et apparue sur un court laps de temps.

 

     Voilà qui vient parfaitement expliquer le rôle de la domestication dans l’apparition – et le maintien – d’espèces nouvelles, dites à juste titre domestiques.

 

 

La domestication relève bien de l’Évolution

 

     Seules les lois de l’Évolution, si brillamment découvertes par Charles Darwin, peuvent expliquer la domestication, cette évolution particulière. Et particulière elle l’est, en effet, dans la mesure où, par comparaison avec l’évolution naturelle, elle relève des mêmes mécanismes mais sur un temps bien plus court, un raccourcissement des durées à mettre au crédit, volontaire ou non, de l’Homme.

 

     Il est donc fondamental de bien comprendre que les animaux domestiques n’ont évidemment plus rien à voir avec les espèces dont ils sont issus. Au-delà des représentations naïves des films animaliers ou des dessins animés à la manière de Disney (qui souvent entraînent la confusion), c’est un élément à bien prendre en compte lorsqu’on a affaire à un animal authentiquement sauvage : on mygale.jpgne peut donc que s’élever contre cette mode actuelle absurde qui voit des citadins "éduquer" dans leurs salons (ou parfois dans leurs baignoires, c’est selon) d’authentiques animaux sauvages présentant pour eux-mêmes (c’est un choix) mais également pour leur entourage (c’est plus grave) un danger bien présent. La loi – du moins en France – reconnaît parfaitement cette attitude irréfléchie et c’est tant mieux.

 

 

 

Sources

1. Wikipedia France : http://fr.wikipedia.org/wiki/Animaux_domestiques#Anciennes_domestications 

2. institut de cytologie et de génétique de Novossibirsk : http://www.slideshare.net/outdoors/domestication-and-evolution 

3. Dinosoria : http://www.dinosoria.com/domestication_animal.htm 

4. DevBio : http://9e.devbio.com/article.php?id=223 

 

 

Images

 1. couple de loups (sources :  http://belgarath.centerblog.net )

2. mouflon (sources : http://www.lesgets.com)

3. balade à dos d'autruche (sources : http://forum.pcastuces.com/)

4. Dimitri K. Belyaev (sources : http://cornell.edu)

5. renard sauvage (sources : http://veterinarianjoske.tumblr.com)

6. renards "dociles" de Belyaev (sources : http://veterinarianjoske.tumblr.com)

7. mygale (sources : http://www.djibnet.com)

  (Pour lire les légendes des illustrations, passer le pointeur de la souris dessus)

 

 

Mots-clés : Charles Darwin - domestication - loup - miacidés - Dimitri K Belyaev - expérimentation de Novossibirsksélection naturelle - variabilité homologue

(les mots en blanc renvoient à des sites d'informations complémentaires)

 

Sujets apparentés sur le blog

1. les mécanismes de l'Evolution

2. l'agression

3. reproduction sexuée et sélection naturelle

4. le rythme de l'évolution des espèces

 

 

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Mise à jour : 14 juillet 2013

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Published by cepheides - dans paléontologie
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commentaires

Locki Andaman 05/04/2013 02:13

http://www.medscape.fr/oncologie/articles/1266989/
http://webinet.cafe-sciences.org/articles/les-civilisations-encore-une-affaire-de-scrabble/
Je réalise que j'avais oublié de préciser les adresses web de ces références, voilà c'est réparé.

Locki Andaman 04/04/2013 00:23

Difficile de trouver comment qualifier par catégorie ce thème de réflexions! Non? Mais à mon sens, cela s'apparente néanmoins à la domestication.
Instrumentalisation par Homo sapiens sapiens des aptitudes sensorielles animales: extension du génie diagnostique

cepheides 04/04/2013 15:11



Bonjour Locki Andaman ! Effectivement, si la domestication au sens large du terme est un phénomène évolutif, il s'agit à l'évidence d'une évolution artificielle ou,
plutôt, "dirigée" par homo sapiens. Cette intervention de l'Homme dans l'évolution des êtres vivants a d'ailleurs été le point de départ des réflexions de Darwin qui l'ont conduit à bâtir ses
lois de l'Evolution. C'est après avoir longuement observé les changements induits par l'Homme sur les plantes pour l'agriculture qu'il a pensé à interpréter ce phénomène, mais dans la Nature
sauvage cette fois... Les lois de l'Evolution sont en définitive toujours les mêmes.



Jéjé 12/07/2011 15:35


Merci, très interessant.

L'hypothèse du role du système neuro endocrinien dans la domestication des animaux est très importante, et elle jouerait aussi un role important en médecine humaine ou de nombreuses maladies
chroniques sont influencées par le stress ( par exemple les allergies, ou des maladies cardiovasculaires etc...) : ce qui tend à donner raison à des auteurs comme Vercors, qui posait l'hypothèse
que l'être humain s'auto domestique lui même avec des bons et mauvais cotés, heureusement que la médecine progresse d'ailleurs.

Sinon il y a des exemples de relation humain/animaux qui ne sont pas de la domestication et qui sont surprenant : l'animal reste sauvage mais coopère avec l'homme ou avec un autre animal
intelligement ( mutualisme ):
_L'indicateur (oiseau de savane africain) et le ratel ( petit mammifère carnivore d'afrique) coopèrent pour festoyer sur des nids d'abeille, l'oiseau s'associe aussi avec l'homme qui recherche
souvent le miel seul sucre "naturel".
_certaines fourmis élèvent/protègent des pucerons qui en échange leur fournissent du miellat.

Tout cela pour dire qu'il est très compliqué de comprendre comment l'homme à domestiqué tant d'espèces animales, mais c'est peut être plus simple qu'on ne le pense, et les premiers humains étaient
sans doute de fins observateurs de la nature eux aussi, c'est une longue histoire.

Merci.


cepheides 13/07/2011 14:58



Merci pour toutes ces précisions !



Olive 11/07/2011 20:44


Bonne continuation !


Dona 11/07/2011 09:15


Bonjour,
J'ai regardé un reportage sur un couple qui vit avec les loups... en meute.. les animaux sont intelligents...il y a hierarchie.. le chef de meute..les loups comprennent tout...et puis cette sordide
histoire.. de cette famille qui a élevé un petit renardeau...et des abrutis ont porté plainte contre eux.... ce petit animal devra vivre ailleurs... c'est scandaleux....qu'est-ce que celà pouvait
leur faire ? ce petit animal était heureux dans ce foyer !!! à la campagne.. il ne dérangeait personne....!!!!
merci encore pour vos articles... Dona


cepheides 13/07/2011 15:01



Je comprends parfaitement vos scrupules mais il n'en reste pas moins que le renard est un animal sauvage (l'exemple de l'expérimentation de Novossibirsk le prouve)
et que la Loi est la Loi : le risque d'un "retournement" de comportement reste important avec un animal sauvage "domestiqué"...



Xochipilli 10/07/2011 22:34


Très intéressant, merci pour ce billet. On peut aussi signaler qu'il existe très peu d'espèces de grande taille qui soient domesticables. On peut certes apprivoiser un éléphant, une hyène ou une
autruche, mais il faut tout recommencer à la génération suivante.

Certains chercheurs comme Jared Diamond ("De l'inégalité parmi les sociétés") sont convaincus que la très grande rareté d'espèces domesticables (et de plantes facilement cultivables) sur les
continent américain, australien et africain pourrait expliquer l'essor puis la suprématie technologique des civilisations eurasiatiques. J'ai écrit un billet sur le sujet (ici) si vous n'avez pas
le courage de lire ce passionnant bouquin...


cepheides 13/07/2011 15:02



Grand merci pour vos compléments d'information !



Pascal 08/07/2011 17:46


Toujours passionné par l'évolution,merci encore pour ce nouvel article. Et dans l'attente du prochain je vous encourage à poursuivre.Cordialement
Pascal


cepheides 08/07/2011 19:04



Merci pour vos encouragements !!!



Carême-Prenant 07/07/2011 16:42


Une nouvelle fois merci pour cet excellent article sur un sujet pas si fréquemment évoqué. Ma question est la suivante : si l'on s'en rapporte au texte, il est clair que l'évolution des espèces
vivantes se compte en centaines de milliers d'années alors que la domestication (évolution "artificielle") se fait sur un temps bien plus court : pensez-vous que la modification constante et
importante de la Terre par l'homme risque de modifier également le rythme de l'Évolution (normale, c'est à dire naturelle) ? Merci d'avance pour votre réponse.


cepheides 08/07/2011 19:10



Excellente question ! Il est clair que l'intervention globale de l'Homme sur notre planète ne peut qu'entraîner des changements dans l'Evolution des espèces vivantes
puisque que les conditions de milieu sont alors modifiées. Toutefois, il semble difficile d'apprécier l'importance - et surtout la chronologie - du phénomène... La seule chose dont on soit
certain, c'est que cette "invasion" humaine dans le milieu naturel est si intense qu'elle entraîne la disparition de nombre d'espèces... souvent avant même qu'on ait pu les identifier et les
classifier !



dimitri 04/07/2011 21:46


Très intéressant.
Notamment le fait que ce changement physique se manifeste aussi rapidement lors de la domestication des renards.
Personnellement j'ai un requin dans ma baignoire et il sirote des cocktails à longueur de journée, sur le dos en plus, sans mourir! Non je plaisante, mais aujourd'hui il est vrai que la
domestication, initialement naturelle et résultat de l'évolution, devient une question purement culturelle ou elle s'apparente plus à un défi qu'au résultat d'un besoin.
Merci.


cepheides 05/07/2011 18:56



Votre remarque est tout à fait juste : le fait culturel agit de plus en plus sur la domestication d'animaux dits sauvages ce qui ne va pas sans poser certains
problèmes...



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