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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 17:17
 
 
 800px-Voyage_of_the_Beagle.jpg
                             le périple de Charles Darwin autour du monde de 1831 à 1836
                                        
 
 
  
     Lorsque, le 27 décembre 1831, il quitta Devonport à bord du navire « le Beagle », Charles Darwin n'avait aucune idée préconçue. Plus encore, comme il l'affirma lui-même, il n'avait aucune notion de ce que ce voyage allait lui apporter. Il aurait pu demeurer toute sa vie un simple Beagle.gifgentilhomme fortuné mais la place de naturaliste de bord qu'on lui avait offerte et qu'il eût le bon sens d'accepter en décida autrement : durant les cinquante-sept mois que dura son périple autour du monde, il accumula un nombre d'observations et d'échantillons incroyable qui, une fois de retour, lui permirent de réfléchir sur l'évolution des espèces et d'enterrer définitivement ce qui était alors la croyance commune, le fixisme. 
 
     Il passa le reste de sa vie à organiser ce qu'il avait observé et donna ses lettres de noblesse à une des plus grandes découvertes de la biologie moderne, le transformisme, c'est à dire l'évolution des espèces au fil des âges géologiques. Conscient de ce que sa découverte allait susciter de réticences et d'oppositions, voire de haine, il différa le plus possible la parution de son livre, « l'origine des espèces » (1859), avant d'en accepter la publication et d'entrer dans l'Histoire. (On trouvera un résumé plus complet de cette aventure extraordinaire dans le sujet dédié : "le voyage du Beagle et ses conséquences").
 
     Depuis cette date mémorable, le darwinisme s'est approfondi, amélioré mais l'essentiel demeure : les deux millions d'espèces différentes (effectivement décrites mais il en existe certainement beaucoup plus) qui peuplent notre globe ont toutes une origine commune et seul le hasard a permis avec le temps l'apparition de leur diversité.
 
 
 

Constatation de l'évolution
 
 
     Lorsqu'on observe la descendance immédiate d'un animal, on est frappé par la
ressemblance existant entre lui et ses parents, et cela au fil des générations. On a donc beaucoup de mal à comprendre qu'il puisse apparaître des variations risquant par la suite de se maintenir et de transformer durablement l'espèce étudiée : l'explication tient au fait que l'observation est toujours faite à l'échelle d'une (ou plusieurs) vies humaines, un période de temps bien trop courte pour noter le moindre changement. Il est pratiquement impossible de s'imaginer ce que représentent les temps dits géologiques, c'est à dire les millions d'années qui nous séparent du début : l'Humanité proprement dite ne possède un recul que de quelques milliers d'années, un battement de cil à l'échelle de la Vie sur Terre.
 
     Il y a, bien sûr, les
fossiles. En étudiant ces squelettes plus ou moins bien exploitables (il est extrêmement rare que les parties molles des animaux disparus soient conservées, voir sujet le schiste de Burgess), on remarque combien les espèces du passé étaient différentes tout en conservant certains liens anatomiques avec les vivantes. Cela ne suffit pourtant pas pour faire la preuve d'un lien de parenté. Après tout, George Cuvier lui-même pensait que ces espèces – qu'il croyait immuables – avaient été créées telles quelles par Dieu avant de subir des extinctions brutales.
 
     Pour affirmer qu'il y a eu évolution, il faut donc mettre en évidence un lien de parenté génétique entre les espèces étudiées. Il faut retrouver leur ancêtre commun en identifiant les caractères partagés par chacune d'elle et cet ancêtre, ce que l'on appelle l'homologie. On arrive ensuite à dresser une sorte de « carte » appelée arbre phylogénétique des espèces (qu'on appelle alors « taxons » du point de vue de la « systématique »), carte qui permet de les classer les unes par rapport aux autres. Reste à expliquer le pourquoi de ces évolutions différentes.
  
 
 
 
Les principes de base
 
 
     Darwin proposa sa théorie au milieu du XIXème siècle. A cette époque, on ADN-copie-1.jpgn'avait aucune idée de l'importance de la
génétique, ni même de ce qu'elle était. Le moine autrichien Gregor Mendel – qui travaillait sur les pois – avait bien publié un article résumant ses observations sur la transmission des caractères héréditaires dès 1865 mais ses travaux étaient demeurés inconnus. Ce n'est qu'à l'aube du XXème siècle qu'on redécouvrira les lois de l'hérédité et il faudra encore des décennies pour que celles-ci soient enfin admises. Jusqu'à ce que Watson et Crick décrivent le modèle en double hélice de l'ADN, découverte qui leur valut le Prix Nobel et permit le développement de la génétique moderne. On ne s'étonnera donc pas que Darwin ait, pour une grande mesure, cru à l'hérédité des caractères acquis. Cela ne l'empêcha pas de fonder sa théorie résumée en trois grands principes :
 
a. les individus – c'est une constatation - sont tous différents les uns des autres : ces différences sont plus ou moins marquées (couleur de la peau, du pelage, des yeux, etc.) et représentent pour un sujet donné ce que l'on appelle le phénotype ;
 
b. les individus les mieux adaptés à leur milieu sont les plus aptes à survivre et donc à se reproduire : c'est ce que Darwin appelle la «
sélection naturelle ». Il veut dire ainsi que certains sujets échappent plus facilement à leurs prédateurs, qu'ils sont moins malades et que, accédant plus facilement à la nourriture, ils vivent plus longtemps, suffisamment en tout cas pour se reproduire. Ces « survivants » peuvent également posséder des caractéristiques qui les rendent plus attirants pour le sexe opposé (en tout cas, dans la reproduction sexuée) et, en copulant davantage, engendrent une plus grande descendance (c'est la sélection sexuelle). Pour tous ces cas, on parlera « d'avantages sélectifs » ;

 
c. les avantages sélectifs doivent pouvoir se
transmettre à la descendance de l'individu qui les possède : c'est un caractère forcément héréditaire et, ce que Darwin ne pouvait que supposer, ce sont les gènes (formant le génotype) qui entraînent le maintien de l'avantage d'une génération à l'autre.

  
 

 

Mécanismes de l'évolution
 

     On vient de dire que la transformation progressive d'une espèce se caractérise par l'apparition de différences qui se maintiennent, une fois apparues, chez ses descendants. Elle est de nature génétique et apparaît principalement du fait de mutations.
 
 
 
               *
mutations génétiques
 
     Le fait que l'acquisition d'un caractère nouveau apparaisse – et se transmette – s'explique par plusieurs mécanismes, d'ailleurs parfois liés. On se souvient que lors de la
méiose, c'est à dire la formation d'une cellule à partir de la moitié des chromosomes des parents, il existe une recombinaison du matériel génétique : il peut alors exister des erreurs lors de la réplication des gènes. Ces « erreurs » peuvent être ponctuelles (portant sur le code lui-même) ou résulter d'une duplication de ces gènes, voire d'une cassure des chromosomes qui les portent. Ailleurs, il s'agira d'une délétion ou de l'insertion anormale d'une séquence chromosomique. Dans tous les cas, le génotype du descendant sera différent de ce qu'il aurait dû être si la duplication s'était normalement déroulée. Le descendant sera donc doté de caractères différents de ceux de ses parents, caractères qui, si cela constitue un avantage évolutif, seront conservés comme on a déjà eu l'occasion de le dire.
 
 
 
               *
échange de matériel génétique
 
     Les mécanismes décrits ci-dessus concernent la reproduction sexuée. Les organismes qui n'y ont pas recours verront les différences apparaître par transfert simple de matériel génétique : c'est le cas, par exemple, des virus et des bactéries.
 
 
               *
épimutations
 
     Il s'agit ici de la transmission de différences, non sur l'ADN lui-même, mais sur des groupements chimiques qui lui sont attachés (voir sujet
évolution de l'Evolution.)
 
     Les mutations que l'on vient de brièvement résumer sont le plus souvent
létales, c'est à dire qu'elles perturbent tant le sujet qui les possède que celui-ci n'est pas viable. Elles peuvent également être neutres : les modifications génétiques sont bien inscrites dans le génome mais elles n'ont aucune conséquence visible. Enfin, de temps à autre, une mutation entraîne l'apparition d'un caractère qui apporte un véritable « plus » à l'individu qui en est porteur et ce dernier pourra transmettre à sa descendance un moyen de prendre le dessus sur ses (presque) semblables. A quel rythme ces variations ont-elles lieu ? Comme on va le voir, cela reste encore amplement débattu. Quoi qu'il en soit, une chose est sûre : les modifications du matériel génétique d'un individu relève du hasard et seulement de lui.
 
 
 
 
 Modifications de la théorie de Darwin
 
 
 
               *
le Darwinisme originel
 
     Comme on l'a déjà signalé, Darwin ignorait l'origine génétique des mutations et par conséquent des caractères qui y sont liés. Il proposa donc une modification graduelle, progressive des caractères expliquant, par la sélection naturelle, la transformation des espèces au fil du temps. Quelques années plus tard, l'irruption de la génétique va modifier l'approche originelle de la théorie.
 
 
 
               *
la théorie synthétique de l'évolution
 
     Afin d'intégrer les nouvelles données de la science, dès les années 40, un grand nombre de scientifiques repensèrent la théorie de Darwin dans une approche plus globale intégrant non seulement la génétique mais aussi la
paléontologie, la biologie, l'embryologie et la génétique des populations. Dans cette optique, on ne s'intéresse plus uniquement aux individus mais à des groupes d'individus : c'est la fréquence d'une mutation dans une population qui importe. Lorsque cette fréquence devient élevée en raison d'un facteur facilitant (comme, par exemple, un changement du milieu), on arrive alors à la modification de l'espèce.
 
     Le point important à prendre en compte est que, comme le soulignait Darwin, c'est la sélection naturelle qui reste à l'œuvre. Pour mieux faire comprendre ce concept, je prends souvent comme exemple le maintien d'une maladie génétique africaine, la drépanocytose. Cette affection génétique induit la formation de globules rouges de mauvaise qualité (entraînant une anémie falciforme). Normalement les individus porteurs de l'affection devraient être éliminés car moins résistants (leur oxygénation est forcément plus pauvre). Sauf que leurs globules rouges anormaux empêchent la transmission du parasite du paludisme, ce qui dans les contrées impaludées leur confère un avantage évolutif... qui disparaît sous les cieux où le moustique est absent !
 
    Signalons aussi, à l'appui du néodarwinisme, le phénomène de
dérive génétique qui concerne le fait que si des populations d'une même espèce sont géographiquement longtemps séparées, les différences génétiques qui s'accroissent entre elles finissent par aboutir à la formation de deux espèces distinctes, incapables de se reproduire entre elles.
 
     La théorie synthétique de l'évolution s'est finalement imposée chez la majorité des scientifiques puisqu'elle permet une « relecture du Darwinisme » par intégration des données génétiques sans en toucher les trois principes que nous avons évoquer plus haut, notamment la sélection naturelle. Reste une question déjà soulevée dans l'article : à quelle fréquence apparaissent ces mutations ? Progressivement et graduellement au fil du temps disent les tenants de cette « synthèse darwinienne ». De façon brutale entrecoupée de longs moments de silence, rétorque
S. J Gould.
 
 
 
               *
la théorie des équilibres ponctués
 
     Stephen. J. Gould, le paléontologue de talent que j'ai déjà eu l'occasion 200px-Stephen_Jay_Gould_-by_Kathy_Chapmad'évoquer à propos du schiste de Burgess, provoqua la survenue « d'un coup de tonnerre dans un ciel serein » dans le petit monde du néodarwinisme lorsque, en 1972, il cosigna avec Niles Eldredge un article jugé à l'époque iconoclaste. (On trouvera un développement plus complet de la théorie dans le sujet dédié : théorie des équilibres ponctués).
 
     L'idée de ces deux scientifiques part d'une constatation des plus évidentes : lorsqu'on examine les données fossiles, on ne trouve presque jamais de fossiles des formes intermédiaires entre deux espèces que l'on sait apparentées. Cela veut il dire que c'est parce qu'elles n'existent pas ou bien qu'on ne les a pas encore trouvées ? Gould propose une réponse : les transformations des fossiles apparaissent brutalement avant de subsister longuement dans la position d'équilibre alors atteinte. Il évoque donc une transition brutale d'une espèce à une autre (sur quelques milliers d'années ce qui n'est rien en terme de temps) avant une longue phase de statu quo qu'il nomme stase, au cours de laquelle il peut certes apparaître quelques modifications mais qui restent mineures.
 
     Il n'y a donc pour lui pas de gradualisme mais des crises évolutives brutales et brèves sur un fond d'immobilité. J'étais un peu trop jeune en 1972 pour avoir vécu HC_Eldredge.jpgl'irruption des équilibres ponctués dans la théorie classique de l'évolution. Toutefois, lorsque je me suis intéressé à cette question une quinzaine d'années plus tard, la polémique faisait encore rage, parfois avec violence. Aujourd'hui, le calme – si je puis dire – est revenu et la plupart des paléontologues adhèrent à la théorie de Gould. On pense même probable que les deux mécanismes (gradualisme et équilibres ponctués) coexistent selon les espèces. De toute façon, à présent que les passions sont retombées, on comprend bien que la théorie ponctualiste de Gould n'est finalement qu'une adaptation de la théorie de l'évolution qui reste intacte pour ses principaux fondements.
 
 
 
 
 

La théorie de Darwin aujourd'hui
 
 
     Hormis quelques créationnistes patentés dont l'obscurantisme est d'autant plus virulent qu'ils se situent loin des disciplines scientifiques, plus aucune personne sensée ne remet en question la théorie de l'évolution qui, à proprement parler et depuis longtemps, n'est d'ailleurs plus une simple théorie tant les faits et les idées militent en sa faveur.
 
     Darwin, on peut l'affirmer aujourd'hui, a réellement découvert les lois de l'évolution des espèces vivant sur notre globe (et probablement, si elles existent, ailleurs). Je ne peux que reconnaître à cet homme en apparence ordinaire l'importance toute particulière qu'il a prise dans le domaine des sciences du vivant. Il reste à découvrir bien des choses en ce domaine, c'est certain, mais l'essentiel est acquis : le gentilhomme de Shrewsbury, dans le centre-est de l'Angleterre, a sorti cette partie de la science du moyen-âge. Qu'il en soit remercié une fois encore.
 

 
 
Images
 

1. le périple de Charles Darwin autour du monde de 1831 à 1836

      (sources : commons.wikimedia.org/ wiki/)
2. le "Beagle"      (sources :  www.mun.ca)
3. la double hélice d'ADN      (sources : www.ifgene.org/)
4. Stephen J Gould (par Katty Chapman)      (sources : fr.wikipedia.org/wiki/)
5. Niles Heldredge      (sources : www.uninsubria.eu/)
 (Pour lire les légendes des illustrations, passer le pointeur de la souris dessus)
  
 
  
 Brève : la drosophile prouve que l'évolution ne peut reculer
    
     Placée dans les conditions environnementales de ses ancêtres, la mouche drosophile ne retrouve pas ses caractéristiques originelles. Telle est la conclusion d'une expérience menée par des chercheurs portugais et américains. Après avoir fait évoluer pendant vingt-cinq ans des populations de drosophiles dans des environnements différents, Henrique Teotonio et ses collègues ont replacé les mouches dans leur environnement initial. Après 50 générations, elles s'étaient à nouveau adaptées à leur environnement ancestral mais d'une manière différente de celle de leurs aïeux : s'il arrive que les mouches retrouvent un phénotype (les traits physiques et biochimiques) semblable à celui de leurs ancêtres, elles sont néanmoins génétiquement différentes. Malgré la réadaptation à l'ancien milieu, 50% des variations génétiques survenues au cours des vingt-cinq ans d'évolution étaient maintenues. Inversement, il paraît donc impossible de prédire comment évoluera une population lorsque le milieu change.
(Science & Vie, 1098, mars 2009)
  
 
 
Mots-clés :  Beagle, fixisme, transformisme, évolution des espèces, darwinisme, schiste de Burgess, homologie, arbre phylogénétique, phénotype, génotype, gène, sélection sexuelle, mutation, épimutation, néodarwinisme, théorie synthétique de l'évolution, équilibres ponctués, S J Gould, N Eldredge, mouche drosophile
(les mots en blanc renvoient à des sites d'informations complémentaires)
 
 
 
 
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Mise à jour : 13 juillet 2014

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Published by cepheides - dans paléontologie
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commentaires

freddow 20/11/2014 18:58

bonjour
j'ai du mal à faire la différence entre les mutations et la recombinaison génétique au niveau de la méiose favorisant la diversité du vivant.
De plus si j'ai bien compris même sans mutations ni recombinaisons car ce n'est pas obligatoire, la diversité du vivant est quand même garantis par rapport à la répartition au hasard des
chromosomes parentaux au cours de la méiose et aussi lors de la rencontre des gamêtes, ces deux actions étant par contre obligatoires.
de plus je ne comprends pas les 64000 milliards de possibilité qu'il y a lors de la rencontre des gamètes pour créer un individu différent

cordialement

cepheides 24/11/2014 19:26



Bonjour. Je souhaiterais tout d'abord m'excuser pour le retard mis à vous répondre. Concernant votre question, on peut dire la chose suivante : afin qu'il y ait une
certaine diversité parmi les représentants d'une espèce, la reproduction sexuée permet à un individu de recevoir la moitié de ses chromosomes de son père et l'autre de sa mère. De cette façon, il
y a une redistribution des différents caractères induits et cette redistribution sera d'autant plus bénéfique que les parents seront génétiquement éloignés l'un de l'autre (dans le cas contraire,
comme par exemple lors d'un inceste, le risque est accru de voir transférer à l'enfant un caractère négatif - une "tare" - dont seraient porteurs les deux parents sans le savoir, la conjonction
des deux faisant apparaître la maladie). Nous avons ici affaire à la diversification naturelle des individus.


Toutefois, de temps à autre, des mutations et recombinaisons peuvent avoir lieu sur les chromosomes. Il s'agit là d'un accident dont les conséquences sont le plus
souvent sans conséquences car soit la mutation est létale, mortelle et celui qui en hérite meurt avant de la transmettre, soit elle est neutre, une partie de chromosome étant modifiée mais une
partie qui n'était pas effective, ne servait pas. Enfin, rarement, une mutation favorable apparaît. Favorable ? Cela veut dire qu'elle confère à son porteur un avantage sélectif lui permettant de
mieux survivre et donc de transmettre à un plus grand nombre de descendants cet avantage. Imaginons un changement de milieu important (volcanisme, glaciation, etc.) et voilà qu'une mutation qui
ne se serait pas maintenue avant le pourra et même conférera à ses porteurs un avantage sur les autres individus mal adaptés à ce changement de milieu. C'est un moyen que le Vivant a "trouvé"
pour subsister en cas de changement. On sait, toutefois, que le changement de milieu ne devra pas être trop rapide ce qui est le plus souvent le cas dans la Nature et, évidemment, les changements
induits par l'Homme actuellement n'entrent pas dans cette catégorie : trop rapides pour permettre aux autres espèces vivantes de voir apparaître une mutation susceptible de les aider à
s'adapter.


Voilà très sommairement résumé ce qu'on peut dire sur l'obtention d'une diversité du vivant. En revanche, je n'ai pas trouvé dans le texte (que j'ai écrit il y a des
années et que j'ai donc relu attentivement) ce chiffre de 64 000 milliards de possibilités lors de la méiose. (On parle bien de méiose et non de mitose. Pour mémoire, la mitose, c'est la division
cellulaire normale des tissus avec donc 46 paires de chromosomes chez l'Homme tandis que la méiose ne concerne que la division des cellules sexuelles, les gamètes, qui ne comportent que 23 paires
de chromosomes ce qui permettra, lorsque provenant du père et de la mère elles fusionneront, de retrouver 46 paires).


Je reste à votre disposition pour d'autres réponses si, bien sûr, elles sont à ma portée.



freddow 06/12/2011 19:14

excellent site mais je crois que j'ai eu déjà l'occasion de le dire mais mieux vaut deux fois que pas du tout
Je suis particulièrement attaché à la théorie de l'évolution, je la découvre, je l'analyse et la défend bec et ongles.
Elle est pour moi comme une révélation qui m'apporte énormément dans ma vie quotidienne. Elle élargi ma compréhension de la vie, d'où nous venons, qui somme nous.
Elle me permet de m'affranchir de tout dogmes, de toutes idéologies qu'elles soient politiques, philosophiques,métaphysiques et surtout religieuses.
C'est une meilleure connaissance de soi, du monde, qui offre des ouvertures et des espaces de libertés que je ne connaissaient pas avant.La théorie de l'évolution m'accompagne tous les jours
auréolé non pas de morales ou autre dogmes mais d'éthique, d'esprit, d'altruisme et de spiritualité. La spiritualité j'en suis pas dénuée bien au contraire, celle-ci n'appartiens pas aux religions
ou autres croyances. Tous ces éléments comme l'altruisme ça ne s'inculque pas, comme de vulgaires leçons de morales enseignés par des non moins vulgaires obscurantistes, c'est inné, c'est
biologique, c'est la vie.
Cette masse biologique, organique qui est en nous c'est aussi l'intelligence, le respect, la solidarité et l'entraide. Bienvenue dans le monde de l'évolution biologique, de la théorie synthétique
de l'évolution, et chapeau à Monsieur Darwin.

cepheides 07/12/2011 11:54



Je partage totalement votre analyse !



FRED 27/04/2008 17:05

TON BLOG ET TRE INSTRUCTIF BOUCOUP JE CONAI PAS TOU SA NAYANT PAS FAI DE LONGUE ETUDE SE QUI A DIRE SES QUE NOUS NE SOMME PAS UN JOUR A LA VENUE UN ASTEROIDE SUR NOTRE PLANETE SUR LES INFO CABLEE EN 2004 OU 2005 IL A 2 ASTEROIDE QUI FONCE DROI SUR LA TERRE EL SE NOMME APN 2004 ET AYANT FAI DES RECHERCHE SUR CETTE ASTEROIDE JE NAI RIEN TROUVEZ CETAI UNE INFO SUR ITELE EL DISAI QUE LE 1ER ASTEROIDE VIENDRAI EN 2026 EFLOURANT LA TERRE DE 14 000 KM SOI IL AURA AUCUN IMPACTE PAR CONTRE LA 2 EME EL FONCCE DROI SUR LA TERRE POUR UN IMPACTE EN 2036 IL SEMBLE QUE LES GOUVERNEMENT NE SY INQUIETE PAS ETAN DONER QUE SES DANS 1 20 ENE ANNEE MOI JE PENSE AU LIEU DE CONSTRUIRE DES ANTI MISILE NUCLEAIRE ON DEVRAI CONSTRUIRE UN BOUCLIER ANTIE ASTEROIDE DE FASON A PROTEGER HUMANITE TOUTE ENTIERE DE TOUTE FASON LE 21EME SIECLE ET FAI QUI IL AURA SUREMENT DES CHOSE QUI VON CHANGER NO MODE DE VIE CERATIN AFFIRME QUI IL AURA DES RENCONTRE DU 3EME TYPE JAI VU DES VIDEO ASSEZ BIZARRE SUR LES OVNIE SUR YOU TUBE DES SITE ETC PROFFITON DE NO ANNE DE LIBERTEZ AVANT QUI EL UNE DICTATURE GENERALE ENFIN POUR UNE RENCONTRE DU 3EME TYPE SES A VOIR MAIS POUR SE QUE ET DE APN2004 EL POURAI BRISER ET INQUETEZ DES MILLIER DE GEN CROYAN A UNE FIN DU MONDE CAR LE PROBLEME CETTE ASTEROIDE RESTERA DANS ATMOSPHERE EN FONCAN DROI SUR LA TERRE SOU FORME DE BOULE DE FEU ILUMINAN LES NUIT SE QUE JE TIEN A DIRE SERA UNE CHOSE INABITUELLE A NOTRE MODE DE VIE QUE HUMANITE ENTIERE VOI CETTE BOULE APPROCHER SE QUI INQUETERA LES PLUS FAIBLE ENTRE NOUS ET SE QUI FERA DES INCIVILITE DES BANDIT QUI VOUDRON TOU CASSEZ AVNT DE PARTIRE SAN RIEN SA VA ETRE SI PREVU DES ANNE NOIR OU ON VERA O INFO BOUCOUP DE SCANDALE ET HUMANITE DE TOUTE SORTE PAY INQUIET METTAN CERTAIN PAY DANS DES GUERRE CIVILE ET DES MANIF CAR LES GOUVERNEMENT NAURON PREVU A SE GENRE IMPACTE ENFIN SES QUE JE PENSE CHAQUE JOUR IL A DES COMETE QUI TOMBE ET AUUSII ON ET PAS A CRAINDRE A DE NOUVELLE MALADIE JE PENSE QUE DES MALADIE DE TYPE SPACIALE PEUVE APPARAITRE SUR TERRE ON DIT QUI Y A AUCUNE VIE DANS LUNIVER MAIS TOUTE CES MALADIE SUR TERRE JE PENSE QUE CERTAINE SON VENUE DU CIEL AVC DES COMPOSANT DE CRATERE DE COMETE CREANT UNE SORTE DE MALADIE NOUVELLE

cepheides 28/04/2008 12:23


Bonjour Fred. Concernant les éventuels astéroïdes "prévus" pour 2026 et 2036, je te rassure tout de suite : les dates sont trop lointaines pour permettre une
quelconque prévision; au plus, des objets célestes susceptibles de venir dans notre environnement proche ne peuvent-ils être repérés que quelques mois à l'avance en raison de leur vitesse
d'approche et cela même s'ils sont très gros. Il s'agit donc d'une "prévision" qui relève... de l'astrologie mais pas de la science !
Concernant les éventuelles arrivées sur Terre d'une "vie extraterrestre", notamment bactérienne, il s'agit d'une très ancienne théorie qu'on appelle panspermie et qui remonte à l'antiquité. Elle a toujours ses partisans (parfois de grands scientifiques) mais on n'a jamais trouvé de preuves à ce sujet, ni
dans un sens, ni dans l'autre. Pour les maladies sur Terre, en tant que médécin, je pense qu'elles sont plutôt d'origine terrestre : les bactéries et virus actuels mutent et s'adaptent sans cesse,
exactement comme tous les animaux sur notre planète (y compris l'homme), ainsi pourquoi aller chercher quelque chose de compliqué alors qu'une origine commune et locale de la Vie paraît plus
probable...


adeline01200 02/03/2008 19:13

Ton blog est très intéressant et permet de se poser quelques questions. J'aimerais, par exemple, savoir si on connaît la fréquence - et le rythme - des mutations dans une espèce donnée, comme, disons, la nôtre ? Est-ce perceptible à notre échelle ?

cepheides 11/03/2008 16:43

Merci adeline01200 et désolé de te répondre si tardivement. Bien qu'il soit toujours possible de se trouver au moment précis où apparaît une mutation (encore faut-il savoir la reconnaître), leur fréquence est telle que cela reste peu vraisemblable pour l'homme : les Romains avaient exactement la même conformité physique et mentale que nous et, s'il existe des variations par rapport à la manière de se situer dans le monde ambiant, elles sont exclusivement culturelles (au sens large). En revanche, on trouve quelques variations avec les hommes du haut paléolithique ce qui démontre que des mutations peuvent effectivement apparaître mais à un rythme qui ne nous est guère perceptible.
On peut, par contre, observer des mutations visibles dans d'autres espèces que ce soit, par exemple, en botanique où les boutures et croisements qui perdurent sont de ce type, ou plus près de nous, avec les différentes races de chiens dont certaines sont très récentes puisque datant de moins de deux siècles...

cepheides 22/02/2008 19:26

Posté le lundi 07 janvier 2008 18:34

Merci, Frisco62, pour ton soutien : tu es toujours le bienvenu sur ce blog.

Frisco62 22/02/2008 19:26

Posté le lundi 07 janvier 2008 18:15

Ton blog est scientifiquement très riche, c'est un plaisir d'en lire quelques tranches, bonne continuation.

cepheides 22/02/2008 19:25

Posté le lundi 07 janvier 2008 14:39

Merci, scientiblog, de m'avoir signalé ce lien que je me suis empressé de consulter. Je n'avais pas vu cette "brève" de TF1 qui démontre s'il en était besoin que l'ignorance et la bêtise ne sont pas prêtes de s'éteindre... Je reste persuadé que le fait que, si 44 % des américains ne croient pas à la théorie de l'évolution mais restent créationnistes, cela tient moins à l'influence néfaste des fanatiques religieux qu'à la carence de l'enseignement. D'ailleurs est-on si certains de faire mieux en France : certes, Darwin est enseigné à l'école mais il semble que cela soit trop peu et trop tard, d'autant que cela est laissé à l'appréciation des professeurs dont certains sont peu qualifiés en la matière. Il nous reste la satisfaction de comprendre que nous sommes dans la réalité et eux dans l'imaginaire... et on sait que les faits sont têtus. Cela prendra certainement du temps mais on arrivera bien à extirper l'obscurantisme. D'où l'importance de la vulgarisation scientifique sous quelque forme qu'elle soit !

scientiblog 22/02/2008 19:24

Posté le dimanche 06 janvier 2008 22:10

http://tf1.lci.fr/infos/jt/0,,3462186,00-musee-creationniste-aux-etats-unis-cree-polemique-.html

scientiblog 22/02/2008 19:24

Posté le dimanche 06 janvier 2008 21:29

excellent article. je voudrais dire aussi que Darwin était un grand scientifique, grâce à lui on a eu une vision nouvelle du monde. C'est grace à des personnes comme lui que les choses avancent.
Mais beaucoup de gens remette en cause cette théorie (principalement les créationnistes) à cause de certaine religion qui font une propagande du créationnisme. L'exemple le plus choquant est celui des Etats-Unis, plus de 40% (je crois) de la population ne croit pas à la théorie de l'évolution. Des associations qui défende le créationnisme on fait construire des musées dans le but d'enseigner le créationnisme. Je trouve celà scandaleux.

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