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Le blog de cepheides

Le blog de cepheides

articles de vulgarisation en astronomie et sur la théorie de l'Évolution

Publié le par Céphéides
Publié dans : #astronomie

 

Mise à jour – juin 2026 : plusieurs nouvelles observations publiées récemment confirment l’intérêt scientifique de ces objets célestes. Les dernières images du télescope spatial James-Webb, notamment, permettent d’affiner notre compréhension des nébuleuses planétaires et des régions de formation stellaire. Elles montrent à quel point ces structures, parfois déjà évoquées dans cet article, restent au cœur de la recherche actuelle

 

 

(e sommaire général du blog est accessible ICI

 

 

Voici quelques courts articles parus sur le site Facebook du blog

 

 

 

LA NÉBULEUSE DE L’HÉLICE  (NGC 7293)

 

NGC 7293
nébuleuse de l'Hélice
        Cette étrange nébuleuse qui ressemble à un œil dans le ciel (on la surnomme parfois « l’œil de Dieu ») est la plus proche de nous puisque située à 700 années-lumière, en regard de la constellation du Verseau. Connue depuis la plus haute antiquité (et également nommée nébuleuse du Porteur d’eau), elle s’étend sur près de trois années-lumière.

        Cet objet est la résultante de la mort d’une étoile de type solaire et on peut se demander comment celle-ci a pu engendrer une telle configuration qui ressemble à une spire. En réalité, si on l’observe attentivement, la nébuleuse est composée de deux disques pratiquement perpendiculaires l’un à l’autre. On y découvre des ondes de choc, des arcs et, dans sa partie centrale, des nœuds cométaires (des globules de poussière très denses), le tout étant assez mal compris des scientifiques. Cette complexité géométrique reste du domaine de la recherche ce qui permettra certainement dans le futur d’appréhender comment des étoiles de type solaire terminent leur vie.



Crédits photo : telescope.live
ASD de NASA / GSFC & Michigan Tech. U.

 

 

 

 

LE QUINTETTE DE STEPHAN VU PAR LE

TÉLESCOPE SPATIAL HUBBLE

 

galaxies NGC 7320, 7319, 7318B, 7318A et 7317
quintette de Stephan
        Le quintette de Stephan s’observe en regard de la constellation de Pégase, située au sud d’Andromède, dans l’hémisphère nord. C’est une construction visuelle qui regroupe, comme son nom l’indique, cinq galaxies dont seulement quatre d’entre elles sont en connexion les unes avec les autres. Ces dernières sont toutes à dominante jaunâtre et se situent à environ 340 millions d’années-lumière. En revanche, la galaxie bleutée (NGC 7320), en bas de l’image, n’a rien à voir avec elles car se situant en avant-plan à 40 millions d’années-lumière.

         Les galaxies en interaction (NGC 7319, 7318B, 7318A et 7317, de gauche à droite) se caractérisent par des queues déformées, des boucles et de longs filaments de gaz et d’étoiles en relation avec les forces de marée gravitationnelles qui les attirent.

        Le télescope Hubble a mis récemment en évidence qu’un groupe d’étoiles rouges très anciennes entoure le quintette ce qui apporte la preuve que certaines de ces galaxies ont commencé à se mélanger en ce superbe ballet cosmique il y a plus d’un milliard d’années.

Crédits : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)
ASD de NASA / GSFC & Michigan Tech. U.

 

 

 

 

LES STRIES DE JUPITER

 

système soleire, planète
Jupiter
        Par rang d’éloignement au Soleil, Jupiter est la cinquième planète du système mais c’est également – et de loin – la plus vaste puisque cette géante gazeuse est plus volumineuse que toutes les autres planètes réunies. Elle tourne autour de notre étoile en un peu moins de douze ans.

       Son atmosphère supérieure est subdivisée en zones claires et sombres qui l’entourent totalement et qui sont produites par de violents vents soufflant à plus de 300 km/h. Les nuées claires sont formées par des nuages opaques provenant des profondeurs de l’atmosphère jovienne qui viennent masquer les nuages plus sombres situés en dessous. Sur la photo ci jointe (prise par la sonde Juno en 2017), on peut distinguer une de ces zones claires.

       L’atmosphère jovienne est composée d’hélium et d’hydrogène incolores mais on ne connait pas encore avec certitude ses autres composés bien que de faibles quantités de carbone et de soufre (modifiés par les UV du Soleil) aient été mis en évidence. Plus étonnant, la sonde Juno a permis la découverte d’eau (0,25%) dans cet ensemble ce qui est inattendu car plutôt élevé.

        Quoi qu’il en soit, cette atmosphère particulière donne à l’image de la surface de la planète une apparence tourmentée aux dessins parfois superbes.

Crédits photo : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)
ASD de NASA / GSFC & Michigan Tech. U.

 

 

 

QUAND DES SOURIS GALACTIQUES S’ENTRELACENT

 

 

groupe galactique NGC 4676
les Souris galactiques

        Les « souris galactiques » sont deux galaxies lenticulaires (NGC 4676) qui se percutent depuis des millions d’années. Leur surnom provient de leurs longues queues créées par les forces de marée gravitationnelle. Elles se situent à environ 300 millions d’années-lumière, dans l’hémisphère nord, en regard de la constellation de la Chevelure de Bérénice.

        Transition entre galaxies elliptiques et spirales (parce que sans bras spiraux véritables), ces deux galaxies lenticulaires entrent lentement en collision sur plusieurs centaines de millions d’années. Leurs longues traînes sont dues à la différence gravitationnelle existant entre les parties proches et lointaines de chacune d’entre elles, les dimensions de ce ballet cosmique étant gigantesques.

        Elles sont probablement déjà passées à travers l’une de l’autre et le referont encore plusieurs fois avant leur fusion définitive. Comme on peut le voir sur la photo ci-jointe prise par le télescope spatial Hubble en 2002, leurs cœurs sont entourés de zones bleutées correspondant certainement aux anciens bras spiraux de chacune dilacérés par les forces de marée qui les lient. Au final, elles donneront très certainement naissance à une gigantesque galaxie spirale… mais dans très très longtemps.

Crédits photo : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)
ASD de NASA / GSFC & Michigan Tech. Universalistes

 

 

 

 

GALAXIE SPIRALE M61
 

galaxie spirale NGC 4303
M 61

        Située à 55 millions d’années-lumière, en regard de la constellation de la Vierge, M61 (NGC 4303) est une galaxie spirale barrée considérée comme quasiment identique à notre propre Voie lactée. C’est une des galaxies les plus vastes de l’amas de la Vierge (composé de 1500 à 2000 galaxies) et elle est considérée à « sursaut d’étoiles » car présentant un taux de formation stellaire extrêmement élevé. Elle possède de plus un trou noir central supermassif.

        M61 est visible de face comme le montre la belle photo ci-jointe prise par le télescope spatial Hubble. On peut y admirer ses bras spiraux très développés, de longues traînées de poussière, de nombreuses zones de jeunes étoiles bleutées ainsi que des régions rosâtres, centres d’étoiles en formation. Son centre galactique est quant à lui décalé à gauche, l’ensemble visible sur la photo couvrant environ 50 000 années-lumière.


Crédits photo : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)
ASD de NASA / GSFC & Michigan Tech. U

 

 

 

HH 666

 

objet de Herbig-Haro
HH 666

             À environ 7500 années-lumière de nous, la nébuleuse de la Carène abrite une des plus grandes pouponnières d’étoiles. Grâce au télescope spatial Hubble, on a pu y mettre en évidence un pilier de poussière cosmique long de deux années-lumière (au centre de la photo) qui abrite l’objet de Herbig-Haro HH 666.

        Rappelons que, en astronomie, les objets de Herbig-Haro (HH) sont de puissants jets associés à de toutes nouvelles étoiles. Ces nébulosités apparaissent lorsque de la matière éjectée par la nouvelle étoile encore en formation se heurte à la poussière et au gaz voisins à des vitesses pouvant atteindre plusieurs centaines de km par seconde. Ces jets révèlent ainsi une région de formation stellaire.

        Et ce sont les rayonnements intenses des nouvelles étoiles chaudes de la Carène – beaucoup étant encore en formation au sein de la nébuleuse – associés aux vents cosmiques qui dessinent les contours rayonnants du pilier.

Crédits-photo : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)
ASD de NASA / GSFC & Michigan Tech. U.

 

 

 

LE FANTÔME DE JUPITER (NGC 3242)
 

NGC 3242 mort d'une étoile de type solaire, naine blanche, nébuleuse planétaire
fantôme de Jupiter

        Ce curieux objet astronomique (en haut et à gauche de la photo) se trouve à environ 4500 années-lumière de nous, en regard de la constellation de l’Hydre, et mesure lui-même une année-lumière. NGC 3242 est souvent surnommé le « fantôme de Jupiter » car son aspect vaporeux lui confère une certaine ressemblance avec la géante gazeuse de notre système solaire.

        Il s’agit en fait de la forme que prend ici la mort d’une étoile de type solaire. L’aspect symétrique en forme d’œil du linceul stellaire est vraisemblablement en rapport avec la destruction des planètes qui entouraient l’étoile. Au centre de la nébuleuse on trouve évidemment une naine blanche, seul reste hyperdense du noyau stellaire. C’est elle qui irradie par ses rayons ultraviolets invisibles mais intenses la nébuleuse et lui donne son aspect étrange.

        On sait que la mort de ce type d’étoile commence par un stade de géante rouge et c’est probablement cela qui explique le halo moins brillant mais plus large qui entoure la nébuleuse (dite « planétaire » bien que n’ayant, comme on l’a déjà signalé, aucun rapport avec une quelconque planète)


Crédits photo : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)
ASD de NASA / GSFC & Michigan Tech. U.

 

 

 

 

TITAN, LUNE DE SATURNE

 

satellite saturnien
Titan

          La géante gazeuse Saturne est entourée de 82 satellites connus dont le plus grand, Titan, est le deuxième satellite le plus vaste du système solaire (plus que la planète Mercure !) derrière Ganymède qui orbite autour de Jupiter. Entouré d’une épaisse atmosphère composée principalement de diazote (et de quelques traces de méthane et d’éthane), la surface de Titan est longtemps restée un mystère car inobservable depuis la Terre.

        C’est la sonde spatiale Cassini qui a permis d’en savoir un peu plus. La photo ci-jointe a été prise le 9 juin 2017, à une distance de 507 000 km. On peut y voir que la surface du satellite présente des lacs sombres d’hydrocarbure près du pole nord. Cette surface est jeune puisque plutôt plate (à part quelques rares montagnes et cryovolcans) et qu’elle présente peu de cratères d’impacts. Dans le ciel de Titan on observe la dérive de quelques nuages brillants de méthane.

        L’image a été prise deux semaines après le début de l’été sur Titan, la petite planète dépendant gravitationnellement de la géante gazeuse aux superbes anneaux autour de laquelle elle tourne.


 

Crédits photo : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)
ASD de NASA / GSFC & Michigan Tech. U.

 

 

 

 

LE DOUBLE AMAS STELLAIRE DE PERSÉE
 

 

amas stellaires ouverts NGC 869 et 884
amas stellaires de Persée

        Situés à environ 7000 années-lumière de la Terre, en regard de la constellation de Persée, on peut apercevoir un double amas stellaire (NGC 869 et NGC 884), important lieu de formation d’étoiles dans notre galaxie. Ce double groupe d’étoiles peut être aperçu à l’œil nu à condition que la nuit soit particulièrement noire… ce qui, hélas, est de plus en plus rare de nos jours.

        Connu probablement depuis les débuts de l’humanité, cet objet est notamment recensé par l’astronome grec Hipparque (190-120 av. J.C.). Âgés de 6 (NGC 884) et 12 millions d’années (NGC 869), les deux amas ouverts sont issus d’un même nuage interstellaire mais diffèrent par la composition de leurs étoiles : nouvelles géantes de type spectral B pour 884 et étoiles B blanches ou rouges en phase de supergéantes pour 869. Les deux amas mesurent chacun 100 années-lumière et sont séparés l’un de l’autre par seulement quelques centaines d’années-lumière.

        Avec un télescope, la vision de ces pouponnières d’étoiles est fascinante car associant des centaines d’étoiles de toutes sortes dans chaque amas, depuis des supergéantes rouges, des étoiles encore au milieu de leur existence comme des naines rouges ou jaunes et des supergéantes bleues ou blanches. De purs joyaux dans le ciel !


Crédits photo : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)
ASD de NASA / GSFC & Michigan Tech. U.

 

 

 

LES NÉBULEUSES BLEUES D’ORION
.

 

M 78 et NGC 2071, nébuleuses d'Orion
nébuleuses d'Orion


        Située à 1500 années-lumière de nous, nous avons déjà évoqué le complexe d’Orion, immense crèche de nouvelles étoiles, en étudiant notamment certains de ses composants comme la nébuleuse d’Orion ou celle de la Tête de Cheval.

      Revenons aujourd’hui sur les deux nébuleuses bleutées très brillantes qu’on trouve dans le complexe : sur la gauche de la photo NGC 2071 et M78, à droite, bien plus célèbre et décrite depuis au moins 200 ans. Il s’agit de nébuleuses par réflexion car éclairées par la lumière des étoiles nouvelles qu’elles dissimulent (des étoiles bleues de type spectral B). Les scientifiques étudient toujours avec attention ce type de nébuleuses afin de mieux comprendre la formation de leurs étoiles internes. M78 s’étale sur près de quatre années-lumière.

     On peut observer la grande nébuleuse d’Orion à l’œil nu (en conditions d’obscurité optimale), immédiatement en dessous de la célèbre ceinture de la constellation du même nom. M78 est donc assez facile à situer et se présente sous la forme d’une comète, en réalité comme une toute petite tache bleue quand elle est observée avec des jumelles.

        Ce superbe complexe d’Orion sera totalement dispersé dans 100 000 ans.

 

Image, crédit & copyright : Marco Burali, Tiziano Capecchi, Marco Mancini (MTM observatory, Italy)
ASD de NASA / GSFC & Michigan Tech. U.

 

 

 

 

LA NEBULEUSE DE LA LAGUNE PAR LA FACE SUD
 

 

nébuleuse M8, objets de Herbig Haro
nébuleuse de la Lagune

         Composée essentiellement de grands nuages d’hydrogène ionisé par les nouvelles étoiles, la nébuleuse par émission de la Lagune est une importante zone de formation stellaire cataloguée M8 selon Messier. Elle est située en regard de la constellation du Sagittaire, en direction du centre de notre galaxie, et est gigantesque puisqu’elle s’étend sur plus de 100 années-lumière pour près de 50 années-lumière de large. Elle est située à 4000 années-lumière de nous.

        La photo ci-jointe réalisée à partir du télescope Gemini 8m recouvre approximativement 20 années-lumière, vers le sud de la nébuleuse, un endroit parfois surnommé la « falaise sud ». On peut y observer des nuages de poussière entourant de scintillantes crêtes ondulées ce qui permet de détailler les liaisons existant entre les toutes jeunes étoiles qui sont encore engoncées dans les nuages de gaz ayant permis leur formation. Comme d’habitude, on trouve également ici des objets de Herbig Haro qui sont d’impressionnantes projections gazeuses créées par l’intense chaleur des nouvelles étoiles chauffant matière et gaz de leur voisinage. Sous un ciel sombre, on peut assez facilement observer la nébuleuse avec une simple paire de jumelles (et parfois même à l’œil nu).



Crédits photo : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)
ASD de NASA / GSFC & Michigan Tech

 

 

 

 

R AQUARII, ĖTOILE PULSANTE

 

étoile pulsante de type Mira, système binaire symbiotique  géante rouge/naine blanche
étoile R Aquarii

     Située à environ un peu plus de 700 années-lumière de nous, en regard de la constellation du Verseau, R Aquarii est un système binaire composé d’une étoile variable de type Mira, c’est-à-dire très rouge, accumulant des amplitudes de luminosité intenses correspondant à des périodes de pulsation supérieures à 100 jours et d’une naine blanche. On parle alors de couple symbiotique.

        Cette binaire est l’une des plus proches étoiles symbiotiques de notre environnement et a été particulièrement étudiée par les scientifiques pour l’observation de ses sources de jet. En effet, par sa proximité gravitationnelle, la naine blanche arrache régulièrement de la matière à sa compagne jusqu’à en éjecter le surplus sous la forme d’étranges nébulosités bouclées, le tout sur un fond à dominante rouge en raison de la présence d’une région très poussiéreuse.

        La région centrale montre qu’une importante éjection a eu lieu il y a un peu moins d’un siècle. Ces incessantes variations de lumière font que, en quelques mois (390 jours en moyenne), l’étoile passe d’un objet visible à l’œil nu à une image devenant invisible même avec de bonnes jumelles. Les précédentes éjections de matière ont conduit à la formation d’une nébuleuse s’étendant à présent sur près d’une année-lumière, comme on peut le voir sur la photo.


Crédit image : X-ray: NASA/CXC/SAO/R. Montez et al.; Optical: Data: NASA/ESA/STScI, Processing: Judy Schmidt (CC BY-NC-SA)

 

 

 

 


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Alcyon B, roman de science-fiction 

 

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La mort et autres voyages, recueil de nouvelles (djeser2.over-blog.com)

 

 

 

 

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