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Le blog de cepheides

Le blog de cepheides

articles de vulgarisation en astronomie et sur la théorie de l'Évolution

Publié le par Céphéides

(e sommaire général du blog est accessible ICI

 

Voici quelques courts articles parus sur le site Facebook du blog

 

 

L’ÉBLOUISSANTE GALAXIE NGC 2276

 

galaxie spirale intermédiaire, constellation de Céphée, interactions gravitationnelles
NGC 2276

 

         Voici ci-dessus une des plus belles images de galaxies prise par le télescope spatial Hubble. Il s'agit de NGC 2276, une spirale dite intermédiaire en ce sens qu'elle est classée par les scientifiques entre les spirales régulières et les spirales barrées. Elle se trouve en regard de la constellation de Céphée, à 120 millions d'années-lumière de nous. Elle renferme un trou noir central supermassif et même un trou noir intermédiaire (de 50 000 masses solaires !) ainsi que pas moins de six supernovas.
         NGC 2276 présente également de curieuses déformations résultant comme il se doit de forces de marée gravitationnelles provenant de ses voisines galactiques (au nombre de quatre) dont la très massive NGC 2300, une elliptique située à 230 000 années-lumière d'elle. De ce fait, on peut observer sur l'image un contraste entre, à gauche et en haut, une compression de la matière galactique (regroupant des myriades de nouvelles étoiles suite à l’ancien probable passage d'une galaxie naine) en opposition avec des bras spiralés et allongés, en bas et à droite, attirés par la monstrueuse galaxie elliptique NGC 2300 (hors du champ photographique).
         Ce paysage galactique quelque peu torturé offre, grâce à Hubble, une vision galactique éblouissante de beauté...

Credits photo : NASA, ESA, STScI, Paul Sell (Université de Floride)

 

 

 

L’AMAS GLOBULAIRE M15

 

13 milliards d'années d'ancienneté, cent étoiles variables, constellation de Pégase
amas globulaire M15

 

         Les amas globulaires (ou amas stellaires fermés) sont des essaims de centaines de milliers d’étoiles. Ils sont pour la plupart nés en même temps que notre galaxie (leurs étoiles sont d’ailleurs très souvent des géantes rouges en fin de vie). Gravitant plus ou moins près d’elle, certains d’entre eux sont peu à peu absorbés.
         Âgé d’environ 13 milliards d’années, Messier 15 (M15) se situe à quelques 35 000 années-lumière, en regard de la constellation de Pégase et c’est un des plus denses parmi les 150 amas globulaires répertoriés (il en existe certainement d’autres cachés par le disque galactique de la Voie lactée).
         Son diamètre est d’à peu près 200 années-lumière et il contient beaucoup d’étoiles variables (plus de cent) ce qui a permis d’en estimer la distance. M15 présente une particularité : plus de la moitié de ses étoiles se trouve concentrée dans les 10 années-lumière du centre ce qui est peut-être en rapport avec la présence d’un trou noir.
         L’extraordinaire concentration d’étoiles de la partie centrale de M15 doit conférer aux éventuels observateurs situés sur une planète locale une vue féérique : des nuits probablement aussi lumineuses que le jour...
Crédits : ASD de NASA / GSFC & Michigan Tech. U.

 

 

UN ŒIL DANS LE CIEL

 

nébuleuse planétaire, rémanent stellaire
nébuleuse de la Lyre

 

 

         À environ 2500 années-lumière, cet « œil » qui semble nous observer est la nébuleuse de la Lyre (M57) située en regard de la constellation du même nom. Il s’agit d’une nébuleuse planétaire (terme historique qui n’a rien à voir avec une quelconque planète) et elle est âgée d’environ 5000 ans.
         Photographiée ci-dessus par le télescope spatial Hubble, il s’agit d’un anneau enserrant un nuage de gaz luminescent, créé par les derniers spasmes d’une étoile mourante de la même catégorie que notre Soleil. C’est le puissant rayonnement ultraviolet provenant du reste stellaire central qui ionise les atomes de gaz (bleu pour l’hélium au centre, bleu pastel pour le mélange hydrogène-oxygène du bord interne de l’anneau et enfin orange/rouge orangé pour le soufre et l’azote périphériques).
         La nébuleuse de la Lyre mesure une année-lumière de diamètre et on peut voir en son centre le reliquat de l’étoile originelle sous la forme d’une tête d’épingle brillante : il s’agit d’une naine blanche très chaude puisque sa température atteint les 100 000 K.

 

Crédits-photo : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

ASD de NASA / GSFC & Michigan Tech. U.

 

 

L’AMAS DE LA ROSETTE

 

amas ouvert, NGC 2244, 8 millions d'années d'ancienneté
amas ouvert de la Rosette

 

         Un amas stellaire ouvert est composé de quelques dizaines à quelques centaines d’étoiles toutes nées ensemble et qui sont un temps liées par les forces de gravitation. Rapidement (en termes astronomiques) ces étoiles de même nature et ne différant que par leurs masses subissent le jeu de facteurs externes (nuages moléculaires passant à proximité) et s’éloignent progressivement les unes des autres : l’amas finit par disparaître complètement.
         L’amas ouvert de la Rosette (NGC 2244), visible sur la photo ci-dessus, est situé à 5200 années-lumière en regard de la constellation de la Licorne et mesure environ 50 années-lumière. Il est très jeune puisqu’il n’est âgé que de 8 millions d’années. Sa jeunesse explique la raison pour laquelle il est dominé par des géantes bleues qui l’illuminent. Il se trouve au centre de la nébuleuse qui lui a donné naissance. Dans la confusion complexe des gaz (hydrogène en vert, soufre en rouge et oxygène en bleu), des filaments de poussière et de matière s’évacuent vers la périphérie.
         Les étoiles qui forment NGC 2244 tournent à peu près la même vitesse autour de la Galaxie mais finiront par se séparer dans quelques centaines de millions d’années au point qu’on ne pourra plus savoir qu’elles eurent une origine commune.

 

Crédits photo : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

ASD de NASA / GSFC & Michigan Tech.

 

 

NÉBULEUSE DE LA TÊTE DE SINGE

 

NGC 2174
nébuleuse de la Tête de Singe

 

         La nébuleuse de la Tête de Singe (NGC 2174) est une nébuleuse par émission située en regard de la constellation d’Orion. Sur la photo ci-dessus prise par le télescope spatial Hubble on en voit le bord constitué de superbes nuages de poussière et de gaz burinés par les radiations émises par les nouvelles étoiles des amas ouverts proches (hors champ).
         Les vents stellaires des étoiles nouvelles disperseront ce splendide paysage quasi-montagneux lors des millions d’années à venir. Il faut préciser que ces volutes majestueuses ont une très faible densité : elles sont en fait moins denses que l’air que nous respirons ce qui explique leur fragilité cosmique.
         La nébuleuse de la Tête de Singe est éloignée d’environ 6500 années-lumière et s’étend sur à peu près 6 années-lumière. Le télescope spatial James Webb, spécialisé dans l’infrarouge, nous en donnera des clichés probablement encore plus surprenants.

 

Crédits-photo : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

ASD de NASA / GSFC & Michigan Tech. U.

 

 

 

NÉBULEUSE DE L’ŒIL DU CHAT

 

NGC 6543, nébuleuse planétaire
nébuleuse de l'oeil du chat

 

         Pris par le télescope spatial Hubble il y a quelques années, ce superbe cliché, riche en détails, correspond à une nébuleuse planétaire (qui n’a rien à voir avec une quelconque planète, rappelons-le), c'est-à-dire à la mort d’une étoile de type solaire.
         En regard de la constellation du Dragon dans l'hémisphère nord et située à environ 3300 années-lumière de nous, mesurant une demi-année-lumière, NGC 6543 (son autre appellation) évoque l’œil d’un chat pour certains scientifiques. On peut y distinguer l’étoile centrale qui donne naissance à ce panorama et qui se transformera sous peu en naine blanche, un cadavre d’étoile dont la luminosité déclinera progressivement au long des centaines de millions d’années.
         Par des convulsions régulières, l’étoile mourante se débarrasse de ses couches externes en produisant des formes circulaires non encore parfaitement élucidés par les scientifiques et qui s’étendent dans l’espace selon des schémas compliqués. Cette image représente exactement ce qui arrivera à notre Soleil dans environ cinq milliards d’années.

 

Crédit photo : NASA, ESA, Hubble, HLA ; Retraitement & Copyright : Raul Villaverde

ASD de NASA / GSFC & Michigan Tech. U.

 

 

SUPERNOVA DE TYCHO (SN 1572)

 

rémanent de supêrnova
SN 1572

 

         Cette sorte de soufflé dans le ciel a été appelée Tycho car c’est le célèbre astronome suédois Tycho Brahe qui l’observa le 11 novembre 1572. Il faut dire que la supernova était alors plus brillante que Vénus. Sa luminosité décrut par la suite pour ne plus être visible à partir de mars 1574. Cette découverte fut un événement considérable d’un point de vue scientifique car cette observation mettait un terme au dogme aristotélicien selon lequel le monde était immuable au-delà de la Lune.
         Le nuage de gaz en expansion (le rémanent de la supernova) est terriblement chaud et c’est sa vitesse d’expansion variable qui lui donne cet aspect de nébuleuse soufflée.
         SN 1572 est également importante d’un point de vue astronomique car c’est une supernova de type Ia c'est-à-dire thermonucléaire : il s’agit en fait d’un système binaire dans lequel une naine blanche « vole » de la substance à sa compagne (pour Tycho une étoile de type solaire), avant de se désintégrer selon un processus bien connu permettant de calculer la distance de la galaxie hôte (les scientifique appellent ce type d’objets des « chandelles de l’espace »).
         Le rémanent de Tycho quant à lui se situe au sein de la Voie lactée, à 7500 années-lumière de nous, en regard de la constellation de Cassiopée.

Crédit photo : NASA / CXC / F.J. Lu (Chinese Academy of Sciences) et al.

 

 

LA CHAINE DE MARKARIAN

 

amas de la Vierge, M84, M86, NGC 4435–4438
Chaîne de Markarian

 

         Une chaîne de galaxies s’affiche selon un curieux chapelet appelée la Chaîne de MarKarian qui se situe non loin d’un énorme amas de galaxies situé à environ 50 millions d’années-lumière. Cet amas, l’amas de la Vierge (il est en regard de la constellation de la Vierge), regroupe pas moins de 2000 galaxies et influence par ses forces gravitationnelles notre propre groupe local.
         Sur l’image ci-dessus, on peut voir la chaîne de Markarian qui débute, en bas et au centre par deux grandes galaxies lenticulaires (M 84 et M 86) pour s’allonger en arc de cercle jusque vers le point supérieur droit de la photo. Au moins huit galaxies de la chaîne paraissent se déplacer selon un forte attraction gravitationnelle, les autres ne se trouvant sur la photo qu’au gré du hasard.
         Pour résumer, la chaîne de Markarian est un alignement remarquable de galaxies de l’amas de la Vierge, identifié comme un ensemble cohérent par l’astronome Benjamin Markarian dans les années 1960. Elle comprend notamment M84, M86 et la paire en interaction NGC 4435–4438, connue sous le nom des Yeux de la Vierge ("the eyes").

 

Crédits photo : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

ASD de NASA / GSFC & Michigan Tech. U.

 

 

 

MIMAS, LUNE DE SATURNE

 

satellite de Saturne
Miùas

 

         Mimas, un des cinquante satellites de Saturne, est le plus petit sphéroïde orbitant autour de la planète géante. Son diamètre est variable, oscillant de 382 à 418 km. On note immédiatement que sa surface recèle un des plus grands cratères d’impact visible sur un de ces petits satellites saturniens. C’est l’astronome William Herschel (1738-1822) qui le décrivit le premier en 1789 et c’est la raison pour laquelle il porte son nom.
         La petite lune fut presque détruite lorsqu’elle fut heurtée par l’impacteur et on peut affirmer que, si celui avait été légèrement plus grand, elle aurait été irrémédiablement désintégrée. Le gigantesque cratère s’étend sur près de 130 km (rapporté à la Terre, le cratère serait plus grand que l’Europe toute entière) et son pic central s'élève à plus de 6 km de hauteur. Ce choc intense explique la variation inhabituelle du diamètre de Mimas qui est fracturée jusqu’à sa face opposée, très certainement en raison de l’onde de choc qui la traversa de part en part.
         Mimas est principalement constituée de roches et de glace d’eau, en somme une grosse boule de neige sale. C’est la sonde Cassini qui prit la photo ci-dessus lorsqu’elle orbitait autour de Saturne.

 

Crédits : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

ASD de NASA / GSFC & Michigan Tech. U.

 

 

NEBULEUSE DE LA FOURMI

 

nébuleuse planétaire, Menzel3 ou Mz 3
nébuleuse planétaire de la Fourmi

 

         En regard de la constellation de la Règle dans l’hémisphère sud, à environ 8000 années-lumière, la nébuleuse de la fourmi (Menzel 3 ou Mz 3) présente une forme plutôt inhabituelle. C’est pourtant une nébuleuse « planétaire » correspondant à la fin de vie d’une étoile similaire à notre Soleil.
         Pourquoi cette forme étrange ? Plusieurs explications ont été avancées par les scientifiques. Il est possible qu’une autre étoile, forcément moins lumineuse puisqu’on ne la voit pas, orbite autour de l’étoile agonisante et que sa présence explique l’aspect tourmenté de la nébuleuse qui évoque la tête et le thorax d’une fourmi. Une autre explication réside dans la canalisation des gaz en rapport avec la rotation de l’étoile et la présence d’un fort champ magnétique : selon cette hypothèse, la matière serait piégée et s’enroulerait en des formes compliquées avant d’être éjectée à des vitesses avoisinant les 1000 km/h.
         Quoi qu'il en soit, puisqu'il s'agit de la fin de vie d'une étoile de type solaire, les astronomes se disent qu’en décryptant les mécanismes en cause, on pourrait obtenir des renseignements intéressants sur le futur de notre étoile.

 

Crédits image : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

ASD de NASA / GSFC & Michigan Tech. U.

 

 

POUPONNIERE D’ETOILES DANS LE GRAND NUAGE DE MAGELLAN

 

galaxie satellite de la Voie lactée., pouponnière d'étoiles
Grand Nuage de Magellan (détail)


 

          Le Grand Nuage de Magellan est une galaxie naine satellite de la Voie lactée. Situé à 160 000 années-lumière, en regard des constellations de la Table et de la Dorade, c’est la troisième galaxie la plus proche de la nôtre après les galaxies naines du grand Chien et du Sagittaire. C’est également la quatrième plus massive de notre groupe local (après Andromède, la Voie lactée et la galaxie du Triangle).

         La photo ci-dessus, prise par le télescope spatial Hubble, nous dévoile une superbe pouponnière d’étoiles appartenant à ce Grand Nuage de Magellan. On peut y distinguer deux nébuleuses par émission : NGC 2014, rouge et de forme irrégulière tandis que, en bas et à gauche, on trouve NGC 2020 bleue et parfaitement ronde. C’est un fantastique lieu de formation d’étoiles.

         Les étoiles de ces deux formations sont au moins dix fois plus massives que le Soleil avec pour conséquence de posséder une durée de vie bien plus courte s’étendant sur seulement quelques millions d’années. On baptise cet endroit du nom de « Récif cosmique », un objet dont les formes sont sculptées par les puissants vents stellaires émanant des étoiles chaudes nouvellement créées.

 

Credits photo : NASA, ESA, and STScI
https://hubblesite.org/.../news-releases/2020/news-2020-16

 

 

 

NGC 3717,
UNE GALAXIE SPIRALE VUE PAR LA TRANCHE

 

galaxie spirale: photo du télescope spatial Hubble
NGC 3717

         Les galaxies spirales se réduisent à un simple disque en raison des collisions des molécules de gaz qui les constituent et qui, en refroidissant, chutent vers le noyau central, un phénomène qui explique également que les planètes tournent toutes sur un même plan.

         De ce fait, lorsque certaines de ces galaxies sont vues par la tranche, elles paraissent très minces. Sur la photo ci-jointe, on peut voir la galaxie NGC 3717, située à environ 80 millions d’années-lumière, en regard de la constellation de l’Hydre. Sa taille est de 100 000 années-lumière, voisine de celle de notre propre Voie lactée.

         Photographiée par le télescope spatial Hubble, on peut y discerner un bulbe galactique central riche en étoiles anciennes jaunes et donc plus clair tandis que, en périphérie, stagnent des filaments sombres de poussière. L’étoile brillante qu’on aperçoit à droite du centre de NGC 3717 fait bien entendu partie de notre propre galaxie.


Crédits : Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)
ASD de NASA / GSFC & Michigan Tech. U.

 

 

 


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