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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 16:38

 

 

 

 

 

 

     Dans les années 20, un cataclysme considérable bouleversa le petit monde jusque là protégé de la physique fondamentale : l’irruption de la mécanique quantique. De quoi s’agissait-il ? Tout simplement de la remise en cause du caractère déterministe des phénomènes physiques avec l’introduction dans le domaine subatomique du hasard pur et dur. En d’autres termes, alors que dans le monde physique du visible (le nôtre de tous les jours) chaque action est connue pour être produite et déterminée par une action préalable, on affirmait tout à coup que dans le domaine de l’infiniment petit (à l’échelle de l’atome), c’était le seul hasard qui régissait la succession des événements… Impossible à croire ? Pourtant,  les équations étaient formelles et jamais la mécanique quantique n’a depuis été prise en défaut ; plus encore, elle a contribué à la réalisation d’extraordinaires outils tout en décryptant certains phénomènes jusque là inexplicables…  (voir le sujet : mécanique quantique). Aujourd’hui, plus aucun scientifique ne remet en cause cette physique bien particulière et cela même si on a du mal à l’accorder avec la théorie de la relativité générale d’Einstein.

 

     Or, en ce début de siècle (ou de nouveau millénaire, c’est comme on voudra), voilà que la question semble à son tour se poser… pour la biologie. Quoi, la science du vivant serait, elle aussi, sous le joug – au moins partiellement – du pur hasard ? Faut-il voir dans cette affirmation une provocation de quelques scientifiques en mal de notoriété ou, au contraire, d’une piste sérieuse pour expliquer les mécanismes régissant la Vie ? Explication.

 

 

Retour (rapide) sur la physique fondamentale

 

     C’est en 1927 que Heisenberg avance son « principe d’incertitude » (ou principe d’indétermination), c'est-à-dire l’affirmation selon laquelle on ne peut pas connaître en même temps la vitesse et la position d’une particule : dans le monde subatomique, on ne peut parler qu’en termes de probabilité, les objets ayant des comportements aléatoires, théoriquement imprévisibles à l’échelle de l’unité. Il s’agit là d’une notion bien difficile à comprendre : comment un objet ne peut-il « qu’éventuellement » être là ? Schrödinger utilisa une métaphore demeurée célèbre pour tenter de « visualiser » le concept, celle de son chat : on en trouvera une description en fin de l’article sur la physique quantique. Quoi qu’il en soit, les équations sont sans équivoque : à ce niveau d’organisation, c’est le hasard qui détermine la présence (ou l’absence) à un endroit donné de l’objet subatomique. Mais alors, me direz-vous, si c’est vrai,  comment se fait-il que ma main ne traverse pas la table sur laquelle je m’appuie car plus rien n’est possible si les particules se trouvent n’importe où ? La réponse tient dans la quantité : s’il est impossible de savoir si une particule est là plutôt qu’ailleurs, ce n’est plus vrai si l’on considère un nombre suffisant d’entre elles : en grande quantité, et bien qu’ayant une conduite individuelle aléatoire, il est possible de décrire un comportement statistique probabiliste de l’ensemble des particules : on ne peut pas savoir où se trouve une particule donnée (le hasard) mais on peut parfaitement définir la position d’un grand nombre d’entre elles (probabilité). En somme, on obtient l’ordre (le comportement de l’ensemble) à partir du désordre (le comportement au hasard de chacune des molécules prises isolément). Bon, mais que vient faire la biologie dans tout ça ?

 

     Eh bien, certains scientifiques se demandèrent aussitôt s’il était possible d’appliquer cette notion de « comportement aléatoire » aux molécules du vivant, ou plutôt à leurs constituants. Puis, après avoir bien réfléchi, tous conclurent que cela n’était pas possible parce que la génétique nous apprend qu’il n’existe, par exemple chez l’Homme, que 46 chromosomes, un nombre bien trop petit pour que des comportements « aléatoires » deviennent par la suite probabilistes… Quelques années passèrent… jusqu’à ce qu’on reconsidère la génétique cellulaire.

 

 

La compréhension de la génétique cellulaire progresse

  

     On comprend de mieux en mieux ce qui se passe, par exemple, au cours de l’embryogénèse, c'est-à-dire lors de la formation du fœtus. Bien sûr, à première vue, tout semble relever du déterminisme, c’est-à dire d’un programme préétabli avec un ordre immuable : on sait à présent qu’il existe sur les chromosomes des gènes régulateurs dont la fonction est de coder des protéines elles-mêmes régulatrices qui vont agir sur les cellules embryonnaires afin de leur faire quitter leur état indifférencié et les spécialiser, ici en cellules d’os, là en cellules du sang, là encore en cellule de pancréas, etc. Le fonctionnement de ces gènes est le suivant : des protéines régulatrices spécifiques vont se fixer sur un gène précis d’un chromosome et induire la formation d’enzymes qui vont copier ce gène sous la forme d’un transporteur (ARN-messager et ARN de transfert). Cette copie sort du noyau cellulaire et toute la petite machinerie cytoplasmique de la cellule va construire la protéine spécialisée qui n’aura plus qu’à agir sur son organe-cible. Impossible, semble-t-il, de faire plus déterministe !

 

     A y bien réfléchir, toutefois, la description de ce type d’action cellulaire est forcément déduite d’un ensemble de cellules puisque les techniques ne sont pas assez précises (du moins jusqu’à peu) pour examiner ce qui se passe dans une seule. De ce fait, ce que l’on observe est considéré comme représentatif de chacune des cellules auxquelles on attribue donc un mode d’action forcément identique mais est-ce bien la réalité ? Car, lorsqu’on examine avec attention les protéines régulatrices que l’on vient d’évoquer, on se rend compte qu’elles ne se déplacent que par leur seule diffusion, de façon désordonnée et aléatoire, et que, de plus, elles sont plutôt en nombre restreint : comment peuvent-elles bien rencontrer à chaque fois la copie du gène présente dans la cellule ? La réponse est simple : la rencontre – quand elle a lieu – relève du hasard ! Et pour une cellule donnée, impossible de prévoir ce qui va se passer : action complète, partielle ou pas d’action du tout… Pourtant, on sait bien que les actions biologiques ont lieu, que l’embryogénèse, pour reprendre cet exemple, suit un ordre bien précis, alors ? Nous revenons à ce que nous a appris la physique fondamentale : les cellules agissent de façon aléatoire à leur échelle individuelle mais leur très grand nombre rend parfaitement plausible la probabilité de l’action considérée… Mais… n’a-t-on pas dit, avec les physiciens, en début de sujet, que 46 chromosomes (pour l’Homme), c’était insuffisant pour permettre notre calcul probabiliste ? Voyons cela de plus près.

 

 

Richesse des constituants biologiques

 

     Comme pour la physique subatomique qui concerne des particules aussi nombreuses que variées, on peut décrire à présent un « infiniment petit » biologique également fort riche en entités diverses. C’est vrai, la cellule humaine ne contient dans son noyau que 46 chromosomes constitués d’ADN enroulé en double hélice. Toutefois, cet ADN est lui-même composé de corps simples appelés bases (puriques ou pyrimidiques) au nombre de quatre : cytosine, guanine, thymine et adénosine. Leur agencement et leur répétition dans un ordre précis va composer une espèce de code (le code génétique) qui, lu par des organites spécialisés tels que les ARN, va induire la formation de telle ou telle protéine. Chaque fragment indépendant de code est un gène. Soit mais encore ? Chez l’Homme, il existe environ 25 000 à 30 000 gènes actifs ce qui représente une moyenne d’un peu moins de 1000 gènes par chromosome (inégalement répartis en quantité puisque certains chromosomes sont plus gros que d’autres). On estime que ces gènes dits codants (puisqu’ils peuvent être « lus » et donc entraîner une action) représentent à peu près 3 à 5 % de l’ADN humain ; disons-le autrement : 95 % des chromosomes de l’Homme sont constitués de « gènes illisibles », les bases se succédant dans un désordre qui ne veut rien dire, en tout cas pour les cellules humaines présentes. Nous avons donc dit environ 25 000 gènes actifs susceptibles d’être codés par un ARN. Or, cet ARN peut subir à son tour un épissage (des remaniements) aboutissant à la fabrication de plusieurs ARN différents donc de plusieurs protéines… On le voit, au niveau cellulaire, beaucoup d’intervenants et beaucoup de mécanismes différents… et on s’étonne presque, si l’on est un déterministe farouche, qu’il n’y ait pas plus d’erreurs dans ces milliards de cellules qui vivent en symbiose.

 

 

Hasard et sélection naturelle

 

     C’est vrai : il est très difficile de s’imaginer que les mécanismes ultra précis et si élaborés de la vie cellulaire puissent relever du seul hasard… Et pourtant ! De plus en plus de scientifiques ont la certitude que c’est bien lui qui ordonne le domaine biologique de base. Comme pour les protéines inductrices déjà citées, l’essentiel des opérations biologiques se déroule au hasard, un hasard qui est partout présent au niveau moléculaire. Pourquoi ? Parce que les actions moléculaires dépendent de facteurs changeants et imprévisibles comme le cheminement des molécules au sein d’un milieu variable et dans des endroits divers, la modification des facteurs environnementaux, l’état général de l’organisme dans son ensemble, etc. Et, pensent certains, c’est la sélection naturelle qui va écarter ou retenir telle ou telle molécule en fonction du lieu, de son action favorable ou non, de la période de temps considérée, etc.

 

     Le hasard, donc, est ici omniprésent mais un hasard plus ou moins organisé selon le niveau où on l’observe : total pour la molécule individuelle… mais prédictible à l’échelon cellulaire. Et on pense réellement que c’est vraiment possible, ça ? Sans aucun doute. Je repense au célèbre exemple de la pièce de monnaie ; on la lance une fois en l’air et il est impossible de savoir avec certitude de quel côté elle tombera : vous aviez parié sur pile ? Eh bien, vous avez une chance sur deux de gagner… ou de vous tromper. A présent, lançons la pièce plusieurs centaines de fois et c’est tout l’inverse : on s’aperçoit qu’elle tombe à peu près 50% des fois sur pile et 50% des fois sur face, un phénomène parfaitement prévisible. Transposons-le, ce phénomène, en biologie : une molécule seule ne permet pas de savoir ce qui va se passer mais s’il existe beaucoup de molécules – comme dans une cellule – eh bien on peut deviner à quoi on peut s’attendre ! Fort bien mais a-t-on des preuves de tout ça ?

 

 

Que disent les observations récentes ?

 

     Depuis une vingtaine d’années, on commence à comprendre que le hasard intervient dans le fonctionnement cellulaire et de nombreux articles scientifiques s’en font l’écho. Par ailleurs, les observations de l’activité individuelle des cellules se multiplient parce que, à présent, nous possédons la technique qui les autorise. Or, les résultats sont formels : pour l’expression d’un gène donné, certaines cellules vont le synthétiser parfaitement, d’autres pas du tout et d’autres partiellement : en réalité, tous les intermédiaires existent… Le gène sera finalement actif si, à l’échelle de la population des cellules, l’action conjuguée de beaucoup d’entre elles atteint un certain seuil, le seuil de déclenchement.

 

 

Qu’en conclut la communauté scientifique ?

 

     Comme toujours – et j’oserai dire que c’est tant mieux – les scientifiques sont divisés : au fond, il n’y a finalement rien de pire qu’un avis unanimement partagé et que nul ne peut remettre en cause. Pour une majorité de biologistes, s’il est incontestable que le hasard intervient dans la grande machinerie du vivant, celui-ci reste pour eux finalement marginal. Il est vrai qu’il semble a priori difficile de remettre en cause le caractère déterministe des phénomènes biologiques. Pour d’autres, encore minoritaires, le hasard a une place bien plus importante qu’on veut bien le reconnaître et, pour eux, nombre de phénomènes en apparence parfaitement organisés sont plus le résultat d’actions probabilistes, la conséquence d’une sorte de hasard organisé.  Cette situation, en apparence contradictoire, n’est pas sans rappeler les années 1920 lorsque, comme je l’ai déjà mentionné, la mécanique quantique envahissait une partie de la physique fondamentale jusqu’alors terriblement déterministe… En réalité, les scientifiques ne sont peut-être pas si éloignés qu’ils le croient les uns des autres car si l’on y réfléchit vraiment, le fait qu’un événement se produise avec certitude (déterminisme) peut être également décrit comme une chance de probabilité toute proche de 1 : en pareil cas, le déterminisme ne serait qu’un cas particulier du probabilisme…

 

 

 

Images

 

1. table de roulette (sources :  www.animationcasino.com/)

2. le chat de Schrödinger (sources : www.astrosurf.com/)

3. duplication de l'ARN - image Wikipedia (sources :  www.colvir.net/)

4. cellule embryonnaire humaine se développant sur une couche de fibroblastes (sources :  www.maxisciences.com/)

5. calculer une probabilité : la machine de Babbage au XIXème siècle, ancêtre de l'ordinateur (sourvces :  impromptu.artblog.fr/)

6. le hasard... mais organisé ! (sources : sleemane-plat-tunisien.blogspot.com/)

(Pour lire les légendes des illustrations, passer le pointeur de la souris dessus)

 

 

 

Sources et documents

 

* Wikipedia France (http://www.wikipedia.fr/index.php)

* La Recherche (http://www.larecherche.fr/)

* Science & Vie (http://www.science-et-vie.com/)

* CNRS (http://www.cnrs.fr/)

* INSERM (www.inserm.fr/ )

 (Pour lire les légendes des illustrations, passer le pointeur de la souris dessus)

 

 

Mots-clés : hasard - déterminisme - mécanique quantique - relativité générale - principe d'incertitude de Heisenberg - Erwin Schrödinger - ARN messager - cellule - bases puriques et pyrimidiques - gène codant - épissage - sélection naturelle - probabilisme scientifique

(les mots en blanc renvoient à des sites d'informations complémentaires)

 

 

 

 Sujets apparentés sur le blog :

 

1. mécanique quantique

2. pour une définition de la Vie

3. les mécanismes du cancer

4. la mort est-elle indispensable ?

 

 

 

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 Mise à jour : 21 mai 2013

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Published by cepheides - dans biologie
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commentaires

Arthur 05/08/2013 16:19

Intéressante théorie. Pourtant il ne s'agit là que d'une théorie. D'après cette théorie, c'est le Hasard et le Temps qui ont créés la vie et fabriqués tout ce qui existe sur terre et dan sl'univers
… Pour les suporters de cette théorie, c'est prouvé, ils ont la certitude que tous les scientifiques de la planète sont unanimement d'accord ... Pourtant, ce n'est pas exactement le cas. Ils sont
beaucoup à remettre en questions cette théorie, ausi bien des scientifiques de hauts niveaux que de « simples » citoyens.
Depuis 2001, plus de 700 scientifiques ont volontairement signés la pétition de dissidence au Darwinisme du Discovery Institute. Et beacoup plus encore se tournent vers d'autres points de vue à la
recherche de réponses que les instances officielles ont lamentablement échoué à apporter. Alors pourquoi être surpris lorsque des groupes de pensée indépendants se forment et prospèrent? Ce
phénomène n'est qu'un corrolaire des idées fausses que l'Etablissement essait de faire passer pour « vérités scientifiques ». Mais comme le status quo est très solide...

Lorsque le lauréat du prix Nobel de physique Brian Josephson (http://fr.wikipedia.org/wiki/Brian_David_Josephson) dit dans l'interview :
« Tant qu'elle ignorera les effets spirituels, la science physique sera dans un cul de sac ». Il est raillé comme ésotérique par les matérialistes. Il est pourtant sur la même ligne que d'autres
lauréats du Nobel de physique tels que Wolfgang Pauly ou Erwin Schrödinger ou d'autres encore.

De nos jours il est très facile d'invalider ce qui sort de la ligne de la théorie admise. Il suffit de dire que c'est une secte pour que le débat s'arrête.
Il est vrai que parmi elles on y trouve tellement de bizareries qu'il est très facile de condamner l'ensemble sans chercher à différencier le mumbo jumbo et autres non-senses de ce qui tient la
route.

cepheides 06/08/2013 14:36



Et pourtant ! Tout semble aller dans le sens du hasard le plus pur : astronomie, cosmologie, paléontologie, Evolution, éthologie et bien d'autres disciplines encore.
Tout cela dérange évidemment les religieux de tous poils et autres adeptes d'un créationnisme aussi théorique que stérilisant mais, baste, si cela peut en consoler certains... Je pense quant à
moi que les religions sont les maladies infantiles de l'Humanité mais seuls la Science et les faits (dont on sait combien il sont têtus) permettront au bout du compte de se faire une raison : en
attendant, laissons de coté préjugés et croyances dogmatiques...


P.S. : à propos, la météorite qui a éliminé les grands sauriens il y a 65 millions d'années et libéré une niche écologique immédiatement occupée par les mammifères
(et donc l'Homme) ne devait-elle rien au hasard ?



P Lachaume 09/02/2011 15:35


malheureusement, transcription des phénomènes biologiques sur cette page est au mieux erronée, au pire totalement fausse. ARNm et ARNt n'ont rien à voir par exemple, le code génétique n'est pas
l'ensemble de l'information contenue sur l'ADN etc.
Dommage, la vision probabiliste de la biologie mérite qu'on s'y arrête sérieusement et me semble pour ma part une vision d'avenir.


cepheides 09/02/2011 17:44



Bonjour et tout d'abord merci d'avoir pris la peine de lire cet article et de le critiquer ce qui est très utile à la compréhension des mécanismes incriminés. Je
n'ai toutefois pas très bien compris ce qui était erroné dans le texte : voilà ce que l'on peut lire dans la littérature, prise un peu au hasard :

* L'acide ribonucléique messager, ARN messager ou ARNm est une copie transitoire d'une portion de l'ADN correspondant à un ou plusieurs gènes. L'ARNm est utilisé
comme intermédiaire par les cellules pour la synthèse des protéines. Le concept d'ARN messager a été émis puis démontré par Jacques Monod, François Jacob et leurs collaborateurs en
1960.
L'ARNm est une copie simple brin linéaire de l'ADN composée d'ARN, qui comprend la région codant une protéine, encadrée de régions non codantes. Il est synthétisé
sous forme de précurseur dans le noyau de la cellule lors d'un processus appelé transcription. Il subit alors plusieurs étapes de maturation, ses deux extrémités sont modifiées, certaines régions
non codantes appelées introns peuvent être excisées lors d'un processus appelé épissage. L'ARNm maturé est exporté dans le cytoplasme où il est traduit en protéine par les ribosomes.
L'information portée par l'ARNm est constitué d'une série de codons, des triplets de nucléotides consécutifs qui codent chacun pour un acide aminé de la protéine correspondante. L'enchaînement de
ces codons constitue le gène proprement dit ou cistron. La correspondance entre codons et acides aminés constitue ce qu'on appelle le code génétique.
La transcription des ARNm et leur traduction sont des processus qui sont l'objet de contrôles cellulaires importants et permettent à la cellule de réguler
l'expression des différentes protéines dont elle a besoin pour son métabolisme.
Chez les eucaryotes, un ARNm correspond en général à un seul gène et code une seule protéine (une seule phase ouverte de lecture). Ce sont des ARN monocistroniques.
Chez les bactéries, les ARNm peuvent en revanche coder plusieurs protéines (plusieurs phases ouvertes de lectures successives), on les qualifie alors d'ARN polycistroniques. Chez ces organismes
qui ne possèdent pas de noyau, la transcription des ARN messagers et leur traduction en protéine sont de plus souvent couplées.

* L'acide ribonucléique de transfert, ou ARN de transfert ou ARNt, est un court ARN, long de 70 à 100 mers, qui intervient lors de la synthèse des protéines dans la
cellule. Ce sont des intermédiaires clés dans la traduction du message génétique et dans la lecture du code génétique. Ils apportent les acides aminés au ribosome, la machine cellulaire
responsable de l'assemblage des protéines à partir de l'information génétique contenue dans l'ARN messager. Les cellules vivantes contiennent quelques dizaines de sortes d'ARNt, chacune d'elle
étant spécifique de l'un des acides aminés. (sources Wikipedia France)

Il me semble que c'est à peu près ce que j'ai cherché à dire dans ce texte qui n'est, bien sûr, que de vulgarisation. Il reste tout à fait possible que je me sois
mal exprimé : pouvez-vous me faire savoir ce qui vous paraît non conforme ?
Par ailleurs, il ne me semble pas avoir avancé que l'ADN ne renfermait que le code génétique et rien d'autre... Mais, bon, là aussi, je souhaiterais plus
d'information.

En espérant vous lire prochainement, je vous remercie encore une fois de votre intervention.



clovis simard 02/11/2010 19:31


Bonjour,

Vous êtes invité à visiter mon Blog.

Mon Blog présente une nouvelle théorie mathématique de la conscience: LE CODE D'EINSTEIN, Plus spécifiquement la page:CHAMPLAIN-GHOST.NERON,HISTOIRE(fermaton.over-blog.com) et
celle:LOTO-GORILLES-ADN:HASARD.
Par la présente, j'aimerais si vous le voulez bien que les gens de votre communauté me fassent parvenir des commentaires.

Cordialement

Clovis Simard


cepheides 04/11/2010 17:02



Bonjour. Je transmets bien volontiers votre message...



Goji 16/12/2009 19:05


Le blog est bien écrit et interessant mais...aie mes yeux ce gris sur gris foncé!
Je reviendrai souvent, bonne continuation.


cepheides 17/12/2009 16:41



Merci grandement pour vos encouragements. Je suis étonné que vous ayez une lecture du dernier sujet en gris sur gris car, normalement, le fond doit être (et est sur
plusieurs de mes navigateurs tels IE, FireFox, Opera et Safari) d'un noir assez profond ce qui permet de faire ressortir les différentes couleurs des textes. En effet, j'ai souhaité que
l'astronomie soit écrite en bleu, l'éthologie en gris, la paléontologie en orange, etc. de façon à ce qu'on puisse d'emblée se repérer sur un blog qui touche à bien des domaines scientifiques au
gré de l'envie ou des demandes... Si vous pensez néanmoins que le choix des couleurs de polices du blog rend certaines lectures difficiles, n'hésitez pas à me le dire et nous essaierons de
corriger !



dimdamdom59 10/12/2009 18:32


Ben moi mon chiffre fétiche à la roulette c'est le 26 juste à côté du zéro!!!
Très savant tout ça, mais bien intéressant!!!
Bisous.
Domi.


Carême-Prenant 10/12/2009 16:02


Bonjour. L'article est très intéressant car il ouvre des perspectives inédites sur l'Évolution. En effet, rien n'est plus susceptible de conduire à une évolution dynamique que les actions
aléatoires et imprévisibles des constituants de la matière : on comprend mieux les possibilités offertes ainsi à l'apparition de la Vie sur notre globe ! Cela dit, il faut aussi une organisation
sans laquelle rien n'est possible : c'est, comme vous le faites remarquer, à un niveau supérieur qu'on la trouve. Félicitations pour cette approche assez inhabituelle des événements biologiques !


cepheides 11/12/2009 14:14


Effectivement, et vous avez raison de le souligner, s'il se vérifie que le hasard intervient bien plus qu'on le croyait à l'échelle des molécules du vivant, cela
sous-entend une très grande malléabilité de l'évolution, en tout cas dans ses prémisses...


Manon 08/12/2009 18:46


Je pense avoir compris mais surement pas retenu tous les termes. J'avoue que j'ai passé un peu de temps à lire et à relire certains passages.
Amicalement


Manon 07/12/2009 20:20


La science est inépuisable en découvertes. Dans 50 ans on en saura plus qu'aujourd'hui. Très intéressant ton article mais dur à lire quand on n'est pas physicien ou chimiste.


cepheides 08/12/2009 15:46


... et pourtant, j'ai essayé d'être le moins compliqué possible ! En tout cas, je te remercie pour ta patience : n'hésite pas à demander si quelque chose te paraît mal
expliqué ou difficile à saisir.


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